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Synoptiques et nouveautés

SIR-N 88, déjà 5 ans...

Le 16 octobre 2007, le SDIS des Vosges vivait une des étapes marquante de son histoire. C’était la concrétisation du projet SIR-N 88. Rappelez-vous, SIR-N 88 cet acronyme signifiant « Système Informatique et Radio-Numérique des Vosges ».
Il s’agissait, sur une journée, de déconnecter toutes les anciennes Stations d’Alerte à Distance (SAD) de l’ancien système datant de 1987 (une autre étape de la vie du SDIS, pour ceux qui l’ont connu…), et de connecter les nouvelles consoles @CIS et XP5 au web, ainsi qu’à l’application centrale START V4.

5 ans après, faisons un point d’étape sur ce qu’a amené ce formidable projet, dont les enjeux étaient avant tout humains, plutôt que techniques.
SIR-N, c’était en effet 3 grands volets :

1 – Rapprochement avec les partenaires.

C’est ce volet qui a conduit à la partie bâtimentaire du projet, avec la construction de la Plateforme Départementale des Appels d’Urgence.
Il s’est traduit par la venue à la Direction Départementale des services de la Cellule Opérationnelle de Coordination Routière (COCR) du Conseil Général et du Service d’Aide Médical Urgente (SAMU) – Centre 15.
Ce rapprochement « physique » entre les partenaires a plusieurs enjeux. Le premier est opérationnel. On a coutume, sur la plateforme de plaisanter avec nos collègues de la COCR, en disant : « avant d’être ensemble, on ne s’était plus appelé depuis la tempête de 1999… Depuis que nous sommes sur la même plateforme, il n’y a pas un seul jour où nous n’avons pas d’informations à échanger ». C’est en effet, tous les jours que nous pouvons bénéficier de l’expertise et des outils de veille météo, de la viabilité du réseau départemental en temps réel (fermeture de route pour travaux, de col pour cause de neige, etc…), ou d’informer notre partenaire sur des accidents liés aux conditions de routes.
Mais, c’est lors d’événement du type tempête, où toute l’efficacité d’une plateforme commune trouve son plus grand intérêt. Cela permet une coordination optimum entre les services. C’est bien lors de tels évènements, qu’il est inutile de « gaspiller les énergies » en répondant de manière simultanée aux mêmes demandes de dégagements de la Voie Publique par exemple.
Il en est de même avec notre partenaire du SAMU avec lequel, nous partageons les mêmes demandes de secours et les mêmes interventions. C’est en partie grâce à ce rapprochement que la mise en œuvre du Référentiel Commun portant organisation du Secours à Personne et de l’Aide Médicale Urgente a pu se mettre en place. Sans la plateforme, les départs réflexes, les bilans simplifiés, la conférence SSU seraient-ils aujourd’hui où ils en sont ? C’est également le cas pour la démarche d’amélioration continue et de retour d’expérience, initiée sur la plateforme, qui rassemble le CTA/CODIS et le SAMU dans des Comités de Retour d’EXpérience (CREX).
Le second enjeu est plus d’ordre technique et économique. En effet, le rapprochement permet de mutualiser un grand nombre de choses. Tout d’abord, mutualiser pour économiser, comme par le partage de nombreux locaux de vie, techniques et de travail. Mais aussi, mutualiser pour sécuriser, comme c’est le cas pour la surveillance et l’accessibilité de la plateforme. C’est également le cas pour les locaux techniques et les énergies qui ont pu être doublés et sont redondants. Il en est de même pour la téléphonie qui est le « cœur » d’une plateforme d’appels.
Mais la plus grande force de ce rapprochement reste humaine. Quels gains en terme d’efficacité, d’avoir des gens qui se connaissent et travaillent ensemble au quotidien pour gérer nos missions de l’urgence au service du public.

2 – ANTARES.

Que de progrès en matière de transmission faits depuis la migration vers le nouveau réseau numérique ANTARES, partagé avec les autres acteurs de la Sécurité Intérieure (Préfecture, Police, Gendarmerie, Hélicoptère de la Sécurité Civile, SAMU, etc…).
Une couverture départementale permet maintenant de diriger le réseau depuis le CODIS. La qualité numérique a remplacé les anciennes fréquences analogiques. De la « data » peut être transmise : status, message d’alerte sur poste mobile et remontée de la géolocalisation des engins en intervention sur le Système d’Information Géographique (SIG). Toutes les communications, sur le réseau sont maintenant enregistrées. La possibilité de réaliser des communications individuelles privatives entre tous les postes de la flotte et le CODIS, ou le SAMU. Il en est de même entre tous les postes de la chaine de commandement. Mais également, de pouvoir faire parvenir au CODIS ou aux postes à proximité si on est hors couverture réseau, un « appel de détresse », renforçant ainsi la sécurité de tous les Sapeurs-Pompiers.

3 – CTA/CODIS. Informatique d’Alerte.

Cette partie du projet a vu le CTA/CODIS déménager vers de nouvelles salles opérationnelles sur la plateforme départementale. Elle a vu, également, une modification de l’organisation par le recrutement de 5 Chefs de Salle permanents, en remplacement des Chefs de Groupe SPP de tout le département qui se partageaient cette fonction, d’une Infirmière Coordinatrice Santé et d’un Opérateur Radio CODIS en journée. L’organisation des Opérateurs permanents et vacataires est restée, elle, la même.
Le logiciel, les postes opérateurs et les stations d’alerte ont été changés. C’est la société SYSTEL, implantée à la Rochelle qui a développé et fourni ces nouveaux outils. Il s’agit du logiciel START V.4 pour l’application centrale et des consoles @CIS et XP5 pour les stations d’alerte dans les centres.
Les principales évolutions, par rapport à l’ancien système, portent principalement sur :
  • une application s’appuyant sur le réseau mondial internet (BDO web).
  • Des bases de données plus importantes et plus précises.
  • Un « moteur » et des fonctionnalités beaucoup plus puissants.
Sur la partie web, la Base de Donnée Opérationnelle (BDO) est maintenant l’interface utilisée. Elle permet, depuis les centres, de recevoir et de gérer les interventions. Elle permet, également, de gérer l’organisation du centre, au travers les plannings ou les feuilles de garde notamment. La disponibilité de l’application sur le réseau internet permet au Chef de Centre et à son encadrement d’assurer la gestion du centre depuis n’importe quelle connexion (domicile, travail, etc…).
Cela permet, également, à tous les Sapeurs-Pompiers d’accéder à leur planning individuel depuis leur centre, ou par le portail depuis une autre connexion (domicile, travail, etc…), pour gérer leur disponibilité. Cet outil de gestion individuelle de la disponibilité par le web est complété par une application téléphonique appelée Serveur Vocal Interactif (SVI).
L’avantage du web est aussi sur la rapidité de transmission de l’alerte vers les centres. Celle-ci est en effet nettement augmentée par rapport aux anciens vecteurs (téléphonie filaire et radio), qui sont malgré tout maintenus en sécurisation.

Sur la partie base de données, les principales nouveautés portent sur une intégration de tous les Sapeurs-Pompiers Vosgiens, avec leurs « compétences » et leurs « disponibilités » dans le système d’alerte pour calculer l’armement des véhicules. La base de donnée « Matériels » a, elle aussi, été renforcée pour une gestion plus pointue des moyens. Un Système d’Information Géographique (SIG) a été interfacé au système. Il permet, notamment, de géolocaliser les appelants, les interventions et les véhicules. Il est disponible sur les pupitres opérateurs, et pour certaines cartes, sur les consoles des centres.

Enfin, les algorithmes de l’application ont été développés pour faire le meilleur usage de la plus grande richesse du SDIS des Vosges : ses hommes et femmes. Les 115 Centres d’Incendie et de Secours sont tous employés au maximum de leurs capacités.
Les principales évolutions portent sur l’engagement systématique du centre de proximité sur toutes les opérations de secours. Cela, même s’il ne dispose pas de l’engin requis pour l’intervention. Il est alors engagé au titre du « prompt secours », avec du matériel secouriste sur les opérations de « secours à personne » et du matériel de reconnaissance et de sauvetage sur les feux. Il est même engagé, de manière « aléatoire » à « l’appel général » par bip, s’il ne dispose pas d’effectif suffisant à son planning (comme avant, avec les SIR-N…). Naturellement, si cet engagement « aléatoire » est réalisé sur un engin requis pour l’intervention, celui-ci est doublé par un centre à réponse « ferme ».
En plus de cette réponse de proximité, une fonctionnalité permet de mutualiser et d’optimiser les moyens humains et matériels. Il s’agit du « complément d’engin ». Cette fonctionnalité permet, lorsqu’un centre n’est pas en mesure d’assurer la totalité de l’effectif d’un engin, d’en assurer le complément par un autre centre, sur 1 ou 2 piquets d’équipiers. Cette fonctionnalité évite ainsi de « rejeter » des engins dont la disponibilité était quasiment assurée.

Une autre évolution du système porte sur la capacité de gestion du centre sur ses effectifs et son organisation. La commande de départ était que chaque centre devait pouvoir adapter son mode de gestion, ceci, depuis les possibilités offertes par l’ancien système (gestion par équipe), jusqu’à la gestion individuelle la plus fine. Cette gamme de choix a pu être atteinte. Certains centres, aujourd’hui, se gèrent, par moment de la journée « à l’ancienne, par équipe » et de manière très pointue avec une gestion individuelle et une répartition automatisée des calculs de départ le reste du temps. Cette partie du projet a naturellement nécessité une appropriation de ce nouvel outil par les utilisateurs.

5 ans, sur une application informatique, représentent une éternité. Aussi, afin que notre système reste « à la pointe », nous disposons d’un contrat de maintenance évolutif qui permet de bénéficier des correctifs et des nouveautés développées dans le cadre de projets, tel que le notre, dans d’autres départements. De plus, des améliorations logicielles et matérielles sont régulièrement réalisées sur nos installations. Cela a notamment été le cas cette année avec l’abandon des consoles XP5 dans les CSP, au profit des consoles @CIS qui sont maintenant optimisées.

Billet du Chef des Services Transmissions et Informatique :

Si les outils d’un CTA-CODIS ont la particularité de ne jamais s’arrêter (enfin, le moins possible ! ) , leurs évolutions s’effectuent aussi de façon continue.

Un fonctionnement 24/24 fiable et durable : depuis 2007 de nombreuses procédures ont été élaborées et sont utilisées par les différents partenaires. Elles s’appuient sur une architecture sécurisée dans tous les domaines technologiques couverts . Des contrats de maintenance souscrits avec l’ensemble des fournisseurs et prestataires de la plate-forme ainsi que l’astreinte STI viennent compléter ce dispositif.

Une remise en cause permanente : Entre les différentes versions fournies par la société éditrice SYSTEL et les efforts faits pour actualiser les équipements et augmenter leur disponibilité, le SDIS continue de faire évoluer ces outils en permanence, en minimisant l’impact sur ses missions et en cohérence avec ses possibilités financières.

Le Conseil d’Administration a d’ailleurs délibéré en faveur du plan d’équipement pluriannuel des Systèmes d’Informations et de Communication, seul à même de fournir à l’avenir aux sapeurs-pompiers des outils à la hauteur de leurs attentes.

L’avenir : Au delà des indispensables réactualisations du parc d’ordinateurs, de bips ou de postes Antares, le SDIS a engagé plusieurs projets dont certains sont déjà engagés à ce jour :
  • Analyses statistiques & Système d’Information Géographique (SIG) : les bases de données opérationnelles sont amenées à interagir de plus en plus avec les bases administratives, le SIG et l’entrepôt de données chargé de constituer indicateurs et tableaux de bord de la collectivité.
  • Supervision centralisée & Sécurisation Antares : la fiabilisation du raccordement Antares par voie hertzienne et la supervision centralisée des composants techniques de la plate-forme accroîtront sensiblement la disponibilité et la résilience de nos outils.
  • Normes & échanges de données : la Norme NF399 définit les protocoles et interfaces entre tous les systèmes d’information contribuant à la sécurité civile. Graduellement tous les industriels viennent à la respecter, permettant une intégration et un échange de haut niveau entre composants techniques (Antares, Informatique, téléphonie) et entre partenaires du secours (Données médicales, orientation des victimes, informations préfectorale, zonale et nationale).
  • Tablettes, applications mobiles & wifi : Les tablettes numériques sont pressenties pour permettre les échanges de données opérationnelles entre l’intervention et les données stockées au SDIS ou chez les partenaires. De nombreuses applications sont possibles, de la cartographie à la prévision, des bilans médicaux aux applications NOVI en passant par les codes danger ou les protocoels de désincarcération. Couplées aux réseaux sans fil Wifi et aux lecteurs code-barres, les tablettes permettront au quotidien la gestion de la traçabilité EPI, ARI, PUI…
  • Déclenchements pocsag & recueil des disponibilités : pour améliorer l’information des CPI déclenchés en complément d’engins ou en prompt secours, il est nécessaire de mieux les informer. En plus de la messagerie, les nouveaux bips pocsag sur le marché communiquent aussi avec le Codis pour un recueil de la disponibilité au plus près des outils et des SPV. De telles applications existent désormais sur Smartphones.
  • Liaisons satellitaires et PC : en lien avec les applications mobiles et la NF399, le transit d’informations entre les postes de commandement et le Codis est désormais rentré dans les mœurs grâce au systèmes satellitaire Astrium fourni par la DSC. Les nouveaux PC de colonne et le PC de site en construction ont été réalisés pour intégrer ces fonctionnalités.
Et ce n’est qu’un début…

Présentation d’un engin particulier : le FPTSRT

Le FPTSRT (Fourgon Pompe Tonne Secours Routier Tunnelisé) est un engin polyvalent utilisé pour les missions d’incendie et de secours routier. Ce fourgon est spécifiquement préparé et équipé pour intervenir dans le tunnel Maurice Lemaire (plus long tunnel routier situé intégralement sur le territoire français et reliant les Vosges au Bas-Rhin).

 

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Le parc roulant du SDIS renouvelé

Le SDIS poursuit sans cesse l’amélioration des matériels opérationnels. Cette année le parc roulant s’est encore modernisé puisque de nombreux véhicules neufs ont été mis en service. Des véhicules sanitaires , de lutte contre les incendies, de secours routier ou de soutien logistique ont ainsi modernisé et enrichi le parc roulant des sapeurs-pompiers vosgiens.
On dénombre notamment :



4 VSAV (Véhicule de Secours et d’Assistance aux Victimes) : Véhicules sanitaires consacrés au secours à victimes




2 FPT (Fourgon Pompe Tonne) : Poids lourds destinés à la lutte contre les incendies.




1 CCR (Camion Citerne Rural) : véhicule destiné à la lutte contre les incendies et adapté au milieu rural




1 CCFM (Camion Citerne Forestier Moyen) : Poids lourd dont l’utilisation première est la lutte contre les feux de forêts.




1 DATT (Dévidoir Automobile Tout Terrain) : camion utilisé pour l’alimentation en eau des engins-pompes dans des zones dépourvues de points d’eau.




1 UR (Unité de Ravitaillement) : véhicule de soutien logistique pour les interventions de longue durée.


1 Véhicule de communication destiné à la promotion du volontariat.

1 VSR (Véhicule de Secours Routier) : Véhicule utilisé dans le cadre des accidents de la route.