Monthureux-sur-Saône : En début de soirée, le lundi 15 février sur la commune de Monthureux sur Saône, un début d’incendie se déclare dans la chaufferie d’un logement situé dans un corps d’habitation en bande. La conception de ce bâtiment de construction traditionnelle qui présente des planchers en bois n’offre aucune résistance à cet embrasement. Rapidement le sinistre gagne les étages supérieurs.

Le CTA enregistre la demande de secours à 20h37. Le premier engin se présente sur les lieux 9 minutes après l’appel. Le feu est généralisé à l’ensemble de la chaufferie situé au rez de chaussée et commence à se développer aux combles du bâtiment qui est mitoyen à deux autres habitations. Un très important risque de propagation est identifié. Rapidement, les différents moyens, venus de plusieurs centres engagés sur cette opérations se présentent sur les lieux et participent à la mise en œuvre du dispositif.
Alors que le dispositif est en place et que l’action conjuguée des différentes lances commence à porter ses fruits, un accident exceptionnel se produit.

A 22h17, pour une raison inconnue que l’enquête déterminera, le parc échelle de l’EPSA s’est affaissé sur la toiture du bâtiment sinistré. Cette défaillance a eu pour conséquence de déséquilibrer l’ensemble du châssis poids lourd qui s’est retrouvé en équilibre précaire. Les deux sapeurs-pompiers qui se trouvaient dans la nacelle n’ont subit que de légères blessures.
Le véhicule a été remis sur ses roues par la mise en œuvre de coussins de levage et d’un engin élévateur. Un premier contrôle de l’engin ne faisait apparaître aucune détérioration grave. Le parc a été normalement reployé et le véhicule a regagné les ateliers pour un contrôle complet.
Moyens engagés : 50 sapeurs-pompiers des centres de Monthureux-sur-Saône, Bourbonnes-les-Bains (52), Passavant-la-Rochère (70), Lamarche, Darney, Vittel/Contrexéville, Neufchâteau et Châtenois/Gironcourt.
En ce début d’hiver calendaire un bref et glacial épisode météo s’est invité sur le département. Les samedi 19 et dimanche 20 décembre 2009, des températures sibériennes (-19°C) ont été relevées, accompagnées de fortes chutes de neige jusqu’en plaine.
Dès le lundi, le redoux s’est installé (+4°) suivi de pluie conduisant à un dégel rapide. Plus d’une centaine d’interventions pour fuites d’eau suite à des ruptures de canalisation ont été traitées par le CODIS sur les deux journées de ce début de semaine.

Sur Gérardmer, une importante société spécialisée dans la confection haut de gamme de linge de maison a été particulièrement touchée. La rupture d’une canalisation alimentant un robinet d’incendie armé a occasionné d’importants dégâts sur les 3 niveaux de l’entreprise. Plus de 3 000 m2 de locaux sont touchés ainsi que les outils informatiques de la société. L’ampleur des dégâts a conduit à l’arrêt de la production et à la mise en chômage technique de 80 employés.

Bazoilles-sur-Meuse : En début de soirée, le mercredi 16 décembre, un jeune homme installe un chauffage d’appoint au gaz dans le garage de sa maison individuelle. Pour une cause indéterminée, un incendie éclate. Le jeune homme, tout en essayant de maîtriser le sinistre, alerte sa compagne et lui demande de quitter la maison. Une fumée importante commence à envahir l’ensemble de l’habitation. Sa compagne a juste le temps de s’échapper et prévient les secours.
Le CTA enregistre l’appel à 19h46. Le témoin précise que son compagnon se trouve à l’intérieur du garage en feu. Le premier engin de secours se présente sur les lieux 14 minutes après l’appel. Le feu est généralisé à tout le garage. Des flammes sortent des différents interstices rendant toute pénétration impossible sans l’appui de moyens hydrauliques.
L’action conjuguée de deux LDV 500 permet de baisser l’intensité du foyer et de commencer les reconnaissances afin d’extraire la victime.
Au cours de la progression, deux bouteilles de gaz ouvertes sont localisées et évacuées. Les efforts déployés par les porteurs d’ARI, dans des conditions extrêmes de chaleur et de fumées, permettent de localiser la victime qui s’était réfugiée dans un réduit sous un escalier.
Malgré les efforts de réanimation prodigués sur place, la victime est déclarée décédée par le médecin.
Moyens engagés : 24 sapeurs-pompiers des centres de Liffol-le-Grand, Neufchâteau et Châtenois/Gironcourt.
ANOULD : Le lundi 30 novembre 2009, dans une papeterie de la Commune de Anould, à la prise de faction de l’équipe de jour, un ouvrier relève la présence d’une importante quantité d’acide chlorhydrique dans le bassin de rétention du stockage. Le produit s’est écoulé par une légère fuite durant tout le week-end.
Le CTA est contacté à 05h47 par le service de sécurité de l’entreprise. A leur arrivée sur les lieux, les secours constatent que la pollution qui concerne 500 litres d’acide concentré à 30% est parfaitement maintenue dans la cuvette de rétention prévue à cet usage. Après avoir établi un périmètre de sécurité, une équipe de sapeur-pompier équipée de tenue anti-acide s’est assurée de l’étanchéîté du bassin.
Plusieurs démarches sont alors entreprises par l’usine pour dépécher sur place une société pouvant récupérer l’acide chlorhydrique. N’ayant pas de solutions en début de matinée et afin de rétablir rapidement le fonctionnement de l’usine, il est décidé à 8h00 de procéder à la vidange du bassin. L’opération a été menée par un binôme en scaphandre étanche assisté par un second en tenue légère de protection. Le pompage débutera à 8h30 pour s’achever à 10h00 après plusieurs rinçages visant à diluer l’acide résiduel. A 10h30 le site était nettoyé et l’ensemble du dispositf levé.
Moyens engagés : 14 sapeurs-pompiers des Centres de Saint-Dié-des-Vosges, Anould et Fraize .