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Les interventions

Mardi 6 septembre 2011 - 13 h 10 : feu de cage d’escalier…10 sauvetages


Saint-Dié-des-Vosges : Depuis plusieurs jours, à la suite du déménagement d’un locataire, une banquette de salon se trouve dans le hall d’entrée d’un immeuble collectif de 4 étages qui comprend 8 appartements. Pour une cause indéterminée un feu prend naissance dans ce mobilier et se propage à une vitesse fulgurante dans la cage d’escalier. En quelques minutes des fumées âcres et toxiques empêchent toute évacuation de l’immeuble. 10 locataires se trouvent prisonniers dans leur appartement et commencent à paniquer.


A 13h10 le CTA reçoit les premiers appels qui ne laissent aucun doute sur la gravité de l’intervention. 12 minutes après la demande de secours, les premiers engins qui se présentent sur les lieux sont confrontés à des débuts de paniques et une cage d’escalier totalement enfumée. Certains locataires menacent de se jeter de leur fenêtre, d’autres ont commencé à nouer des draps afin de s’échapper de leur appartement.
Face à cette situation le chef de groupe oriente toutes ses actions sur le sauvetage des locataires. Les personnels du FPT et d l’EPSA vont réaliser 10 sauvetages en quelques minutes : 5 locataires des 4e et 3e étages seront secourus par l’équipage de l’échelle aérienne, 3 autres utiliseront l’échelle à coulisses dressée par le Binôme d’attaque (BAT) du FPT et enfin 2 personnes seront évacuées in extrémis par le Binôme d’alimentation (BAL) du fourgon sous ARI par la cage d’escalier qui s’embrassera quelques secondes après leur extraction.

Sept victimes dont 2 enfants de 1 et 3 ans, légèrement incommodées par les fumées, seront évacuées sur le centre hospitalier pour des visites de contrôle.
Le sinistre sera rapidement maitrisé par l’action conjuguée de deux lances.
Lors des opérations de déblais, les secours ont pu relever la violence du feu qui a totalement détruit les installations techniques situées dans la cage d’escalier et attaqué toutes les portes des appartements. Par bonheur, aucun locataire n’a eu le réflexe de les ouvrir ce qui aurait eu, sans nul doute, des conséquences dramatiques.

Moyens engagés : 40 sapeurs-pompiers des centres de Saint-Dié-des-Vosges , Raons l’Etape, , Fraize, Rambervillers, Baccarat (54), ,

Vendredi 19 août 2011 - 18 h 30 : Destructions inhabituelles d’hymenoptères.

La Petite Fosse : Pour faire suite à de nombreuses demandes de riverains auprès de M. le Maire de la commune, le CTA engage le VTUL de Provenchères-sur-Fave en fin d’après-midi vers 18h30. A leur arrivée sur les lieux, les Sapeurs-Pompiers sont confrontés à une maison de type chalet inhabitée depuis plusieurs années qui ressemble à une énorme ruche.
Munis de leurs EPI (Équipements de Protection Individuelle), le binôme effectue une reconnaissance sous les attaques répétées des différents hyménoptères (guêpes, frelons et abeilles). Il constate qu’à plusieurs endroits, le bardage en bois de la façade laisse apparaître des coulées de miel. Aussi devant l’importance du travail à réaliser et aux vues des conditions de sécurité (échelle non adaptée), il décide de revenir le lendemain avec l’aide de l’EPS (Échelle Pivotante Séquentielle) de Saint-Dié-des-Vosges.
 
Le samedi 20 août à 08h00, le véhicule du centre de Provenchères-sur-Fave et la grande échelle de Saint-Dié-des-Vosges se rendent sur place.
La dépose de plusieurs mètres linéaires de bardage en bois est nécessaire afin de pouvoir atteindre les différents nids ayant trouvé un aliment de choix dans la laine de verre.
Aussi après plus de 3 heures d’effort sous une température de 30°C, le dispositif est levé car il est impossible de voir si d’autres nids sont présents en raison du nombre important d’insectes qui volent.Une reconnaissance sera effectuée dans l’après-midi.

À la vue des différentes remontées d’information, le Chef de Groupe de Saint-Dié-des-Vosges effectue une reconnaissance dans l’après-midi. Celle-ci laisse apparaître que des nids sont en cour de reconstruction sur la façade de la maison et sur la route .Un contact est pris avec M. le Maire afin d’établir un périmètre de sécurité au moyen d’affiches et de panneaux avant le retour des moyens le dimanche Matin.

De retour le dimanche vers 7h30 les moyens présents mettront 2 heures pour venir à bout des nids restant sous le bardage.Une reconnaissance dans l’habitation a permis de lever le doute sur la présence supposée d’un ou plusieurs nids dans celle-ci.

Cette intervention aura nécessité près de 7 heures de travail sur site, 8 kg de produits insecticides liquide et en poudre et plus de 2 heures de nettoyage des tenues et surtout de l’échelle dont la plateforme était recouverte de miel.

Moyens engagés : 5 sapeurs-pompiers des centres de Provenchères-sur-Fave et Saint-Dié-des-Vosges

Mardi 2, dimanche 7 et mardi 9 août 2011 : Succession d’accidents graves de la circulation

Saulxures-sur-Moselotte : le mardi 2 août à 23h16, le Centre de Traitement de l’Alerte engage les secours depuis les centres de Saulxures-sur-Moselotte, Cornimont et le Syndicat pour un accident de la circulation, route de Morbieux au niveau du carrefour de la gare.

Dès l’engagement, la gravité de la situation est avérée. Le SAMU des Vosges engage 2 véhicules des SMUR de Remiremont et Epinal. Les premiers messages font état de 5 impliqués dont 3 dans un état grave. L’ensemble des victimes est âgé entre 16 et 20 ans.
Une 4ème ambulance est demandée en renfort. Le SAMU prévoit des évacuations héliportées depuis le Centre Hospitalier de Remiremont par l’hélicoptère Santé Lorraine.

Au cours de son transfert vers le Centre Hospitalier de Remiremont, un jeune garçon de 17 ans succombera de ses blessures. Le bilan final sera de 1 décédé, 2 blessés graves et 2 blessés légers.

Moyens engagés : 21 sapeurs-pompiers des Centres de Saulxures-sur-Moselotte, Cornimont, Remiremont et le Syndicat.

Rambervillers : le dimanche 7 août à 5h23 du matin, un véhicule léger percute un arbre en bordure de la RD46 qui contourne la commune, au niveau de l’embranchement côté Epinal.

À leur arrivée, le 1er VSAV (Véhicule de Secours et d’Assistance aux Victimes) est confronté à 2 jeunes hommes décédés et un 3ème blessé gravement. Les 3 victimes sont incarcérées dans leur véhicule qui s’est encastré dans un arbre par le côté droit. La déformation de l’habitacle et la présence du moteur à plus de 30m laissent imaginer la violence du choc. Le SMUR du Centre Hospitalier d’Epinal est également rapidement sur les lieux.

Après une désincarcération et une médicalisation rendues compliquées par l’état du véhicule et la gravité de ses blessures, la victime âgée de 22 ans est évacuée vers le Centre Hospitalier Nancy Central par l’hélicoptère Santé Lorraine qui s’est posé à proximité de l’accident.

La désincarcération se poursuit ensuite pour extraire les corps sans vie des 2 autres occupants qui sont âgés d’à peine 20 ans.

Moyens engagés : 14 sapeurs-pompiers des Centres de Rambervillers et Bruyères.


Le Tholy - Col de Bonnefontaine  : le mardi 9 août à 7h42, le Véhicule de Premier Secours (VPS) du centre du Tholy, une ambulance et le Véhicule de Secours Routier (VSR) de Gérardmer sont engagés pour un accident de la circulation, impliquant un véhicule léger seul, dans le col de Bonnefontaine.

Dans un second temps, le CTA engage les moyens de Secours Routier en Ravin de l’équipe Secours en Montagne, car le véhicule se trouve en contrebas de la route. Le véhicule SMUR du Centre Hospitalier de Remiremont est également engagé.

Les équipes engagées se trouvent confrontées à une désincarcération lourde, pour laquelle ils demandent en renfort le Fourgon de Secours Routier (FSR) de Remiremont.
Ils dégageront de la carcasse disloquée du véhicule, un jeune homme de 19 ans décédé.

Moyens engagés  : 21 sapeurs-pompiers des Centres de le Tholy, Gérardmer, Remiremont et de l’équipe Secours en Montagne.

Samedi 27 Juillet 2011 - 18 h 12 : Désincarceration et Secours Technique en ravin


Colroy la Grande
 : Le Mercredi 27 Juillet 2011, à 18 h 12, le Centre de Traitement de l’Alerte (CTA) reçoit un appel pour un accident impliquant un tracteur agricole et un véhicule léger. Le conducteur de ce dernier est coincé dans l’habitacle.


A l’arrivée des premiers intervenants, il s’avère que le véhicule léger est dans un ravin, 20 mètres en contrebas de la chaussée et que ce dernier est sur le toit. Le bilan et la désincarcération effectuée, la remontée de la victime blessée gravement s’annonce longue et périlleuse. C’est pourquoi il est fait appel à une équipe de spécialistes de l’équipe départementale du GRIMP pour le brancardage.
La victime, conditionnée dans un matelas immobilisateur et dans une barquette, est remontée à l’aide des techniques de secours en ravin afin d’augmenter la rapidité d’exécution.
 
Ainsi 90 minutes après le premier appel, la victime est conditionnée dans le VSAV et dirigée vers le centre hospitalier le plus proche.

Moyens engagés : 17 sapeurs-pompiers des centres d’intervention et de secours de Provenchères-sur-Fave, Saint-Dié-des-Vosges, Raon l’Etape, Gérardmer et Epinal

samedi 9 juillet 2011 - 04h59 : sauvetage in extremis d’une femme...

Baudricourt : En ce début de vacances estivales, les 300 âmes du petit village de Baudricourt sommeillent paisiblement au milieu d’une campagne verdoyante. La journée s’annonce chaude et ensoleillée....Peu avant 5 heures, une terrible explosion ébranle le lotissement de Bassonpierre : une maison individuelle vient d’être pulvérisée.

À 04h59, le CTA enregistre un premier appel signalant le drame. La précision du témoin permet d’évaluer rapidement la gravité de l’intervention et d’engager le départ pour explosion de maison individuelle.

Le premier engin de secours du CPI d’Oelleville se présente sur les lieux 17 minutes après l’appel. Le pavillon d’un étage est totalement détruit, le sous-sol s’est effondré sur lui-même. Un incendie commence à se développer.

Après avoir été averti de l’éventuelle présence d’une personne dans les décombres, le binôme d’attaque s‘engage immédiatement dans les gravats sous ARI afin de localiser la victime.
Au détour d’un pan de mur, ils localisent la victime prisonnière sous les débris. Consciente, elle leur indique qu’elle se trouve coincée au niveau de ses membres inférieurs. Après plusieurs tentatives d’extractions infructueuses, le binôme commence à entreprendre le déblaiement des matériaux recouvrant la victime. À cet instant, l’incendie prend de l’importance et menace directement les sauveteurs et la victime. Dans un dernier sursaut, le binôme parvient à arracher in extremis la propriétaire du brasier qui vient d’éclore. Dans des conditions difficiles et dangereuses, et malgré des blessures consécutives à l’exposition et au rayonnement de l’incendie, les deux sauveteurs parviennent à ramener la victime sur une zone sécurisée.
Au cours de ce sauvetage, un sapeur a été victime de brûlures au deuxième degré sur les épaules malgré le port de ses EPI (veste textile, ARI).

Quelques minutes plus tard, l’ensemble des moyens se présente sur les lieux et procède à l’extinction de l’incendie qui fait rage dans le sous-sol. Après quelques heures de travail, rendu difficile par l’enchevêtrement des matériaux, le feu est maîtrisé. L’équipe cynophile confirmera l’absence d’autres occupants.

Cette intervention restera marquée dans la mémoire des personnels du CPI d’Oelleville, qui, par leur engagement rapide et leur action décisive ont sauvé une vie.


Moyens engagés : 42 sapeurs-pompiers des Centres de Oelleville, Mirecourt, Gironcourt sur Vraine, Vittel, Vicherey, Epinal, des Equipes Cyno, et SD.




lundi 30 mai 2011 - 13 h 14 : feu de forêts dans le massif…

Mortagne : Au début du siècle dernier, la forêt vosgienne occupait 210 000 hectares (ha) pour 282 000 aujourd’hui représentant un taux de boisement de 48%, ce qui en fait le troisième département français le plus boisé après les Landes et le Var. Sur le plan de la production globale valorisée de bois d’œuvre feuillus et résineux, le département des Vosges se place en première position au niveau national.


En ce début d’après-midi, chaud et sec, une entreprise d’exploitation forestière en charge du nettoyage d’une parcelle privée procède à des destructions de végétaux par brûlage sur la commune de Mortagne. Un léger vent est venu attiser ces foyers qui ont rapidement échappé à tout contrôle et se sont répandus sur la parcelle située en fond de vallon.

A 13h14 le CTA enregistre un appel pour un feu de friches. Arrivés sur les lieux, les premiers secours sont confrontés à un virulent feu de forêt qui progresse très rapidement sur un coteau escarpé. Le massif qui se compose de feuillus et de résineux est particulièrement exposé. Quelques jeunes épicéas, très présents sur ce secteur, s’embrassent générant d’importantes et spectaculaires torchères. Un dispositif de lutte se met en place, constitué de deux GIFF (Groupe d’Intervention Feu de Forêt) coordonnés par un PC Colonne.

Après 8 heures de travail, sur un relief par endroit abrupt et une végétation dense, le feu est maîtrisé. La superficie détruite est estimée à 3 hectares sur les 12 hectares exposés.


Moyens engagés  : 52 sapeurs-pompiers des centres de Frémifontaine , Rambervillers, Bruyères, Baccarat (54), St Dié des Vosges, Epinal, Chatel sur Moselle.


Lundi 23 mai 2011 - 18h20 : Accident lié au bûcheronnage.


C’est dans une parcelle privée de la forêt domaniale de Romont que les secours des centres de Rambervillers et de Romont ont été sollicités pour un accident de bûcheronnage. Le VPS Romont, le VSAV, la VLTT, la VLCG et le VRM Rambervillers ont été engagés. A leur arrivée, et après un parcours difficile suite à des travaux forestiers (abattage d’arbres), un bilan peut être effectué sur la victime : une fracture du tibia gauche est diagnostiquée ainsi que diverses contusions.


Le CTA informe le Commandant des Opérations de Secours (COS) que le dragon 67 est disponible. Le chef de groupe demande alors son concours pour une évacuation qui serait trop longue et compliquée par voie terrestre. A 18h57 Dragon 67 décolle de sa base avec un médecin et une équipe GRIMP. La machine se présente sur site 27 minutes plus tard et procède aux opérations de treuillage en liaison radio avec le COS. La victime conditionnée dans l’appareil a été évacuée sur le CH de St-Dié-des-Vosges. Pour l’équipe au sol, la fin des opérations a eu lieu vers 20h.
                     
Moyens engagés : 8 sapeurs-pompiers des centres de Romont et Rambervillers ainsi que dragon 67.

Mercredi 27 avril 2011 - 16h16 : Evacuation Technique à domicile.

Raon l’Étape : Au cours d’une opération de Secours à Personne courante pour « Détresse Vitale à domicile », l’équipe du VSAV (Véhicule de Secours et d’Assistance aux Victimes) s’est trouvée confrontée à une impossibilité d’évacuer la victime par les communications existantes.
Le Chef d’Agrès a donc fait appel au renfort de l’équipe départementale GRIMP (Groupe de Reconnaissance et d’Intervention en Milieu Périlleux) pour procéder à son évacuation depuis une fenêtre du 2ème étage de l’immeuble de ville dans lequel il se trouvait.
La victime a été médicalisée par les moyens du SMUR (Service Mobile d’Urgence et de Réanimation) de Staint-Dié-des-Vosges et le Médecin de Sapeurs-Pompiers du Centre de Secours de Raon l’Etape.


Moyens engagés : 12 sapeurs-pompiers des centres de Raon l’Etape, Saint-Dié-des-Vosges et de l’équipe départementale GRIMP.

Mardi 19 avril - 08h15 : feu à l’usine d’incinération d’ordures ménagères

Rambervillers : Ce matin, l’usine d’incinération d’ordures ménagères de Rambervillers est en maintenance. A l’occasion de travaux de soudure sur un des deux réservoirs de lavage des fumées, vidés de leur eau à cette occasion, un incendie se déclare sur la résine de polyester qui constitue l’une des cuves.
Malgré l’intervention de l’équipe d’intervention de l’usine, le sinistre prend rapidement de l’ampleur et se propage à la deuxième cuve située à proximité. Un important panache de fumées opaques et toxiques se répand dans l’usine.

A 08h15, le CTA enregistre la demande de secours et engage 2 FPT et une EPSA.
À leur arrivée sur les lieux, les premiers intervenants sont confrontés à un feu couvant qui intéresse l’intérieur de deux cuves en résine. La configuration des lieux permet d’attaquer le sinistre en surplomb sur des caillebottis insérant les cuves.
Au cours de l’attaque un phénomène de flash-over est observé entrainant un embrasement généralisé des deux cuves et de la cheminée d’évacuation qui culmine à 37 mètres.

La décomposition de la résine des cuves transforme le sinistre en véritable feu d’hydrocarbures. Les binômes d’attaques sont confrontés à d’impressionnantes flammes de plusieurs dizaines de mètres de haut.
Très rapidement l’attaque conjuguée de 4 LDV permet de circonscrire puis d’éteindre ce sinistre.
On ne déplore aucune victime.

Moyens engagés : 22 sapeurs-pompiers des Centres de Rambervillers, Bruyères, Epinal et Golbey.


Mercredi 20 avril 2011 - 17h14 : Secours Technique au bord de l’Augronne



Plombières les Bains : A 17h14, le Centre de Traitement de l’Alerte reçoit une demande de secours d’un cycliste qui vient d’entendre des « appels au secours » provenant du bord de la rivière l’Augronne située en contrebas de la RD157A en amont de la commune de Plombières les Bains.


Il s’agit d’un pécheur qui a fait une chute en accédant au bord du cours d’eau. À cet endroit, la route est à plus de 6 m de hauteur, maintenue par un mur de soutènement vertical. Seul un petit passage escarpé permet d’y accéder.
À l’arrivée des secours, la victime qui était bloquée au bord de la rivière depuis près d’une heure trente se plaint de fortes douleurs dorsales et présente plusieurs plaies à la tête. Le Chef d’Agrès demande immédiatement l’engagement de l’équipe GRIMP (Groupe de Reconnaissance et d’Intervention en Milieu Périlleux) et commence à préparer le conditionnement de la victime pour son extraction.
A 18h39, la victime est remontée à l’aide des techniques de corde de l’équipe GRIMP et est évacuée vers le Centre Hospitalier de Remiremont.

Moyens engagés : 16 sapeurs-pompiers des centres de Plombières-les-Bains, Remiremont et de l’équipe départementale GRIMP.

Vendredi 8 avril 2011 - 09h12 : Incendie meurtrier dans une habitation collective

Golbey : A 9h14, le CTA engage les secours pour « Feu d’appartement », au 15 rue d’Epinal en plein centre de la commune de Golbey. Parmi les nombreux appels qui suivent l’initial, l’un d’entre eux, signale la présence d’une éventuelle victime dans la partie combles de l’immeuble. Immédiatement, les opérateurs CTA renforcent le train de départ et informent les moyens en transit de sa présence.

Sur les lieux entre 9h18 et 9h20, les premiers moyens engagent simultanément les opérations de recherche et de localisation de la victime, ainsi que l’attaque du sinistre. L’immeuble de 2 étages est constitué de 10 appartements et de 4 commerces en rez-de-chaussée.

À 10h48, le Chef de Colonne qui commande l’opération passe dans son message : « une victime découverte décédée dans la mezzanine… ». Malheureusement, malgré la rapidité d’acheminement des secours et leur engagement dans une recherche périlleuse et difficile, la violence de l’incendie n’a pas permis de porter secours à cette personne.

Les sapeurs-pompiers travailleront sur ce sinistre, en relation avec les services de Police Judiciaire jusqu’à 19h. Une ronde sera effectuée en soirée, avant que la Police ne quitte les lieux elle aussi.

Moyens engagés  : 40 sapeurs-pompiers des Centres de Golbey, Epinal, Girancourt et Dogneville.
 

Mercredi 23 mars 2011 - 10h30 : Feu à Ban de Laveline

Ban de Laveline  : Il est 10h30 lorsque le CTA reçoit de nombreux appels pour feu de combles dans une maison d’habitation R+1+combles située à Ban de Laveline. Au même instant, le CODIS traite un important feu d’usine d’ameublement sur le secteur de Liffol le Grand.

Arrivés sur les lieux, les premiers moyens de secours sont confrontés à un très violent feu d’appartement au premier étage d’un bâtiment récemment rénové. Très rapidement la toiture se perce et libère les gaz chauds accumulés dans les combles. La technique d’attaque par les communications existantes a permis d’atteindre le cœur de l’incendie et de contenir la propagation au reste des parties habitables qui ont été préservées.

Au cours de cette intervention, l’engagement du groupe alimentation expérimenté sur le secteur, qui se compose du VTU et MPR de Saulcy sur Meurthe, a parfaitement rempli son office en assurant l’alimentation du dispositif par la mise en aspiration de sa MPR dans un cours d’eau situé à une centaine de mètres du sinistre.

Moyens engagés : 29 sapeurs-pompiers (4/9/16) des Centres de Saint Dié des Vosges, Ban de Laveline, Saulcy sur Meurthe, Raon l’Etape et Anould.


Vendredi 25 mars 2011 - 13h29 : Un cheval tombé dans le canal d’alimentation du moulin.

Noméxy : A 13h28, le Centre de Traitement de l’Alerte reçoit un appel pour un cheval tombé dans le canal d’alimentation du moulin.
Immédiatement, un engin du Centre de Secours de Chatel sur Moselle et le Chef de Groupe du secteur sont engagés pour « Dégagement / Sauvetage d’Animal ».
Arrivés sur les lieux à 13h41, le Chef de Groupe et son équipe sont confrontés à un cheval enlisé dans l’eau et la vase. L’alimentation du canal a pu être stoppée. Un engin de levage a été requis auprès d’un agriculteur et un Vétérinaire de Sapeur-Pompier demandé en renfort.
À 14h27, le cheval est extrait du canal à l’aide de sangles et de l’engin de levage sous le contrôle du Vétérinaire qui lui prodigue ensuite les premiers soins. L’animal, sain et sauf, est pris en charge par son propriétaire.

Moyens engagés : 3 sapeurs-pompiers du centre de Chatel sur Moselle et le Vétérinaire du centre de Thaon les Vosges.



mardi 22 mars 2011 - 08h49 : Un des fleurons de l’industrie du meuble sauvé des flammes…


Liffol-le-Grand : Le tissu industriel de la commune de Liffol le Grand, qui regroupe le fleuron de l’industrie de l’ameublement nationale voire internationale, s’active en ce début de journée printanière qui s’annonce ensoleillée et venteuse.
Les 69 employés de l’établissement Henryot et Cie, spécialisé dans les sièges et salons haut de gamme, sont à leur poste de travail, appliqués à traiter les commandes issues de prestigieux établissements hôteliers de France et des Emirats Arabes Unis.


Il est environ 8 h 45 quand une épaisse fumée sortant d’un local de stockage attenant à l’usine attire l’attention d’un passant. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, ce sont 300 M2 qui flambent. Trois cents mètres carrés de l’entrepôt des tissus qui servent à garnir chaises, bergères, poufs, canapés, salons de luxe, que fabrique l’entreprise Henryot et Cie. Velours, tissu de Gênes etc., tous les précieux textiles sont la proie de flammes

A 08h49, le CTA enregistre une première demande de secours suivie de très nombreux appels qui laissent présager un sinistre important : 2 fourgons et 1 échelle sont immédiatement engagés. Un 3e FPT et une deuxième échelle sont placés en pré-alerte.
À leur arrivée sur les lieux à 09h06, les premiers intervenants sont confrontés à un très virulent feu d’entrepôt qui est accolé aux 3 000 m2 de l’usine. Attisées par un violent vent, les flammes lèchent les vitres des bureaux administratifs qui cèdent les unes après les autres sous l’impact continu du flux thermique des matériaux en combustion. Les portes lances, malgré les fumées âcres et opaques qui commencent à se répandre dans les locaux, réussissent à maîtriser trois départs de feux aux portes des ateliers de production et des bureaux. Ces actions déterminantes stoppent la progression de l’incendie vers le reste de l’usine. L’usine est sauvée…

On ne déplore aucune victime, les 69 employés ayant été rapidement rassemblés et mis en sécurité. L’outil de production a été sauvegardé ainsi que les locaux administratifs qui contenaient toutes les archives et comptabilité de la société. Le Président Directeur Général de la société a tenu à remercier les sapeurs-pompiers présents sur les lieux, relevant le professionnalisme du travail réalisé et la remarquable organisation de l’opération

Moyens engagés : 46 sapeurs-pompiers : Centres de Liffol le Grand, Neufchâteau, Vittel, Epinal, Manois (SDIS 52).

Samedi 19 mars 2011 - 08h46 : Dégagement de parapentiste.

Socourt : Ce samedi matin, les secours sont engagés pour un « Secours aérien » sur le site de parapente de la commune. Le vol d’un parapentiste s’est terminé à la cime d’un arbre, à environ une trentaine de mètres de hauteur et à 300 mètres à l’intérieur d’un bois. Le pilote n’est pas blessé, mais ne peut se dégager de sa fâcheuse posture.

Arrivé sur place à 9h05, guidé par un témoin, le Chef d’Agrès du VSAV de Charmes confirme les éléments précédents, ainsi que la nécessité de l’action du « Groupe de Reconnaissance et d’Intervention en Milieu Périlleux » (GRIMP) pour dégager la victime.

Ce dernier se présente sur les lieux à 9h21 et entame l’approche et la partie technique de cette opération de secours. Il s’agit, pour un sauveteur GRIMP, de monter dans l’arbre à l’aide de griffes fixées à ses chevilles, de sécuriser le parapentiste sortit de sa sellette, puis d’assurer sa descente jusqu‘au sol.
A 10h33, l’opération est terminée et la victime est prise en charge par le VSAV.


Moyens engagés : 10 sapeurs-pompiers des Centres de Charmes et Epinal, ainsi que de l’équipe départementale « Groupe de Reconnaissance et d’Intervention en Milieu Périlleux ».

Jeudi 3 mars 2011 - 09h35 : Accident de la circulation impliquant deux poids lourds

Ferdrupt  : A 9h35, le CTA engage les secours pour « Feu de Poids Lourds avec transport de matière dangereuse », rue d’Alsace en plein cœur de la commune de Ferdrupt. Il s’agit de l’artère principale de la ville sur la Route Nationale 66. Un semi-remorque de type grumier est entré en collision par l’arrière avec un camion citerne contenant 7 tonnes de gaz propane liquéfié sous-pression. Le choc a engendré un violent incendie au niveau de l’impact. Par chance, les deux conducteurs ne sont pas blessés et ont pu évacuer leurs cabines.

Le premier véhicule incendie au départ du Centre de Première Intervention (CPI) local, arrivé sur place 7 minutes après l’alerte, confirme la gravité de la situation et procède aux premières actions d’extinction.
Rapidement, le dispositif monte en puissance et l’incendie est très vite maîtrisé. Cette action rapide a été primordiale pour prévenir tout risque de surchauffe du gaz liquéfié sous-pression et de rupture de la citerne pouvant conduire à une explosion très violente. Un périmètre de sécurité est mis en place, ainsi qu’un réseau de mesure d’explosimétrie.

Ce n’est qu’en fin d’après-midi, après une inspection minutieuse du transporteur de gaz, que les véhicules seront évacués par leurs sociétés.


Moyens engagés
 : 30 sapeurs-pompiers des Centres de Ferdrupt, le Thillot, Bussang/St Maurice, Vecoux, Remiremont et Epinal.



Mardi 1er mars 2011 - 18h20 : Une désincarcération peu ordinaire

Corcieux  : Les sapeurs-pompiers de Corcieux et d’Anould sont intervenus pour une opération de désincarcération peu banale. En effet, lorsque l’on évoque les techniques de désincarcération, on pense souvent aux drames de la route qui font trop de victimes. Il s’agissait là de tout autre chose, et c’est heureusement terminé pour le mieux pour la jeune victime.
Un jeune enfant de 6 ans et demi qui jouait à des jeux de son âge avec ses petits camarades (cache-cache) s’est retrouvé prisonnier au fond d’une poubelle métallique pendant près d’une heure. Il a fallu utiliser une cisaille de désincarcération pour l’extraire de sa fâcheuse posture. La victime a été malgré tout dirigée vers le Centre Hospitalier pour contrôle.

Quant à la poubelle, elle n’a pas survécu à l’opération…


Moyens engagés : 7 sapeurs-pompiers des Centres de Corcieux et de Anould.


Cisaille de désincarcération


Mardi 15 février 2011 - 15h18 : Accident de la circulation en ravin avec désincarcération

Gérardmer - Col de Grosse Pierre : C’est une intervention caractéristique des départements de montagne qui s’est déroulée en cet après-midi de période touristique sur le massif des Vosges. En effet, un véhicule conduit par une jeune femme a quitté la chaussée à environ 1,5 km du sommet du Col de Grosse Pierre sur le versant côté Gérardmer. Le véhicule a dévalé dans une pente abrupte entre les arbres, pour s’arrêter près de 50 mètres en contrebas.

Le dispositif mis en œuvre pour lui porter secours a été développé dans le département des Vosges dès 1989. Il s’agit du « Secours Routier en Ravin », ces techniques ont été mises en place par le Commandant IMBERT, Chef de Centre de Gérardmer et le Médecin Capitaine THIEL. Il s’agit d’un véhicule spécifique équipé d’un treuil et de matériel de désincarcération portable servit par les personnels de l’équipe Secours en Montagne.

Devant la gravité de ses blessures, la victime a été médicalisée par le SMUR de Gérardmer, avant d’être désincarcérée et extraite du ravin par les techniques de cordes mises en œuvre sur le « Véhicule de Secours Routier en Ravin (VSRR) ».

Moyens engagés : 15 sapeurs-pompiers du Centre de Gérardmer et de l’équipe départementale Secours en Montagne.

Vendredi 11 février 2011 - 13h45 : Accident grave lié au bûcheronnage

Harréville-les-Chanteurs (52) : En ce début d’après-midi, le CTA engage l’ambulance (VSAV) du CS Liffol le Grand et un véhicule tout terrain (VLTT) du CSP Neufchâteau dans la forêt « les Hauts Bois » sur la commune d’Harréville-les-Chanteurs en Haute-Marne pour un accident lié au bûcheronnage. Cette commune limitrophe est défendue en 1er appel par les sapeurs-pompiers Vosgiens dans le cadre d’une procédure d’assistance mutuelle entre nos 2 départements.

Dès l’appel, le CTA a pu identifier la gravité des blessures de la victime et les difficultés pour accéder à cette dernière. Un témoin de l’accident attend les secours en bordure de la route départementale pour les guider.
Le Chef d’Agrès du VSAV Liffol le Grand qui s’est engagé à sa suite sur une piste forestière puis à pied sur un sentier, témoigne des difficultés d’accès. Une fois sur place, il confirme également la gravité des blessures de la victime et la nécessité de sa médicalisation.

En transit, le Chef de Groupe engagé pour commander l’opération et le Chef de Salle du CTA/CODIS décident de faire la demande du déclenchement de l’hélicoptère de la Sécurité Civile mis en pré-alerte pour faciliter les accès et l’extraction de la victime. Ce sera DRAGON 25, l’hélicoptère au départ de la base Sécurité Civile de Besançon « la Vèze » qui assurera la mission.

La personne, une femme de 64 ans, a été victime de la chute d’un arbre abattu dans le cadre de travaux forestiers. Elle est blessée gravement.
Après avoir été médicalisée et conditionnée dans une civière spéciale, elle sera extraite du bois par hélitreuillage et ensuite héliportée sous la surveillance médicale du SMUR de Neufchâteau vers un hôpital Nancéen.

Moyens engagés : 6 sapeurs-pompiers des Centres de Liffol le Grand et Neufchâteau, 2 personnels (pilote + mécanicien) de la base d’hélicoptère de la Sécurité Civile de Besançon « la Veze » et 2 équipiers GRIMP du Centre de Besançon.



Mercredi 9 février 2011 – 22h19 : Feu d’atelier de peinture

Epinal : Depuis quelques années le port de plaisance d’Epinal situé à quelques pas du célèbre musée de l’Image accueille de plus en plus de plaisanciers qui en apprécient le calme et la proximité du centre Ville. En cette fin de soirée d’hiver un voyageur étranger distingue depuis son bateau des lueurs anormales provenant d’un bâtiment situé à proximité du port.
Il est 22h19 lorsque le Centre de Traitement de l’alerte reçoit l’appel. 11 minutes après le premier Fourgon se présente sur les lieux. L’équipage est confronté à un très violent feu de local situé dans un bâtiment artisanal à usage d’atelier de peinture, de stockage divers et de garage de 2 véhicules de collection.

 Les risques de propagation sont importants : deux bâtiments de stockage ERDF, une installation de distribution de Gaz (GNV) pour véhicules, une station de décompression de gaz de ville, un atelier de reprographie et une entreprise de plomberie avec un appartement à l’étage sont directement menacés.
Une fois les premières actions de reconnaissance et de protection misent en œuvre, le dispositif monte en puissance, malgré le fort risque électrique présent. Au plus fort de l’attaque 2 lances Grande Puissance sur les moyens aériens (bras élévateur et échelle aérienne) et 3 lances de plein pieds sont en actions. La proximité du port facilite l’alimentation du dispositif hydraulique.
À minuit, le feu est circonscrit et maîtrisé. Le sinistre a été limité aux 500m2 de l’atelier, les bâtiments et installations limitrophes ont été particulièrement bien protégés.
L’extinction finale a eu lieu vers 05h00 du matin

Moyens engagés  : 44 sapeurs-pompiers des centres de Epinal, Golbey, Dogneville, Rambervillers et Thaon les Vosges. 3 FPTSR – 1 EPSA – 1 BEA – 1 PCC – 1 VAR - 1 UR – 1 VSS + MAD

Dimanche 6 février 2011 – 15h42 : Secours Technique en Milieu Montagneux Enneigé.

St Maurice sur Moselle – Rouge Gazon : C’est à la limite administrative entre le département des Vosges et du Haut Rhin que s’est déroulé un accident en ce dimanche d’affluence touristique sur le massif. A 15h42, le Centre de Traitement de l’Alerte (CTA) est informé par son homologue Alsacien qu’un groupe de 8 randonneurs leur a signalé que l’un d’entre eux avait fait une chute dans une pente abrupte entre Rouge Gazon et le Col des Perches, et qu’il n’était plus visible et ne répondait pas à leurs appels.

Immédiatement, les moyens humains et matériels de l’équipe Secours en Montagne, ainsi qu’une ambulance et le Médecin de l’équipe Secours en Montagne sont dépêchés sur place. De son côté, le CTA 68 engage également une équipe de Secours en Montagne, ainsi qu’un hélicoptère médicalisé par un Médecin également spécialisé dans les interventions en milieu périlleux.
Arrivée sur place, après une marche d’approche en terrain difficile, l’équipe Secours en Montagne devra mettre en place plus de 3 longueurs de cordes (près de 200m) dans une pente très abrupte et rendue très glissante par la neige et la glace pour accéder à la victime. Celle-ci est polytraumatisée dans un état grave.
Après sa prise en charge et sa médicalisation réalisée par la caravane terrestre, elle sera hélitreuillée pour être acheminée en direction des hôpitaux de Colmar.


Moyens engagés : 20 sapeurs-pompiers des centres de Bussang/St Maurice, Ferdrupt, Gérardmer, Cornimont et de l’équipe départementale Secours en Montagne.


Mardi 11 janvier 2011 - 20h15 : Violent feu d’appartement…

Sous une météo venteuse et pluvieuse, les habitants de la Commune de Châtel-sur-Moselle commencent leur veillée hivernale sous la protection de leur forteresse du XI é siècle, qui est l’un des plus grands châteaux forts d’Europe.
Aux portes de la forteresse, un violent incendie se déclare dans l’appartement d’une cité HLM de 3 étages. Le logement, situé au 2ème étage, est encombré d’un amoncellement de matelas et de plus d’une dizaine de poste de télévision ! Les flammes y trouvent un aliment de choix et se propagent à une vitesse fulgurante à l’ensemble de l’habitation. Sur les huit appartements de l’immeuble, sept sont occupés.

A 20h15, le CTA enregistre une première demande de secours suivi de très nombreux appels qui laisse présager un sinistre important : 2 fourgons, 1 échelle et 2 VASV sont immédiatement engagés.
À leur arrivée sur les lieux les premiers intervenants sont littéralement engloutis sous une épaisse fumée rabattue par un vent violent. Les évacuations sont en cours par les moyens existants. Les flammes ont défoncé les vitres et commencent à attaquer les volets en plastique de l’appartement du 3ème étage.
Tout en assurant la mise en sécurité de plus de vingt personnes dont 2 nourrissons, deux LDV 500 sont mises en œuvre. L’attaque par l’intérieur est violente et la lutte contre l’incendie est âpre. Les secours sont dans en premier temps surpris face au capharnaüm auquel ils sont confrontés : matelas, télévisions, banquettes de voiture et autre mobilier divers… Les portes-lances reprennent rapidement le dessus et maîtrisent le sinistre avant que celui-ci ne se propage à l’appartement supérieur. La mise en action du dispositif de désenfumage de la cage d’escalier a permis de faciliter les reconnaissances complémentaires.

Seul un blessé léger, le locataire, est à déplorer. Les vingt-trois sinistrés ont été rassemblés dans un local situé à proximité, afin d’être examinés et réconfortés par le médecin sapeur-pompier.


Moyens engagés : 35 sapeurs-pompiers – 1 FPT -1 CCR - 1 EPSA -3 VASV


Mardi 28 décembre 2010 - 7H57 : feu de magasin de meubles

Ce mardi 28 décembre, la Commune de Gérardmer se réveille recouverte d’un épais manteau neigeux de 30 cm. Après des journées sibériennes où le mercure côtoyait les -15°C, un léger réchauffement (0°C) est enregistré à l’entrée de cette dernière semaine de l’année 2010.
 
A 600 mètres de la caserne, un début d’incendie se déclare dans un magasin de meubles spécialisé dans le mobilier pour chalet. Le feu qui trouve un aliment de choix dans les ameublements en pins se développe très rapidement. 15 appartements situés au-dessus du magasin sont directement exposés.

A 07h57, le CTA enregistre un premier appel qui laisse présager un sinistre important. 9 minutes après l’appel, le p
remier fourgon se présente sur les lieux avec le chef de groupe. A leur arrivée la porte vitrée du magasin vient de céder et laisse échapper des rouleaux de flammes. Sur les 400 m2 de la surface de vente, 100 m2 sont totalement embrasés. Une importante fumée compacte et noire a envahi tout le volume de la surface de vente. Les appartements sont en cours d’évacuation par les moyens existants qui commencent à être enfumés.


Une attaque massive de plain-pied est immédiatement engagée au moyen d’une LDV 500. Le résultat est immédiat, le feu est repoussé dans le magasin et perd rapidement de sa force. Une deuxième LDV500 permet d’achever le combat.
Durant les opérations d’extinction, les 21 locataires dont 4 enfants sont pris en charge et rassemblés dans un restaurant situé à proximité de l’intervention. Ils regagneront rapidement leurs appartements qui n’auront pas souffert du sinistre.


Moyens engagés : 25 sapeurs-pompiers – 1 FPT -1 CCR - 1 EPSA -1 VASV- 1PCC



Dimanche 31 octobre - 07h20 : Désincarcération longue et difficile.

Ce dimanche matin, à 07h20, le CTA engage les secours pour un accident de la voie publique dans le col de Mon repos entre Les Rouges Eaux et La Bourgonce.
A leur arrivée, le véhicule de premier secours de Fremifontaine et l’ambulance de Bruyères sont confrontés à un véhicule léger sorti de la chaussée sur le flanc encastré dans un arbre par le pavillon. Une victime, âgée de 20 ans est incarcérée dans un état grave.

Devant la gravité des blessures de cette dernière et les difficultés pour y accéder et plus tard de l’extraire, le chef d’agrès confirme immédiatement la nécessité de l’engagement d’un SMUR et demande un deuxième engin de desincarcération. Pendant que les opérations de médicalisation et de desincarcération commencent, le CTA/CODIS se concerte avec le médecin régulateur du SAMU pour anticiper l’évacuation par hélicoptère du blessé. Le SAMU engage alors l’hélicoptère Santé Lorraine.
A 09h52, la victime est extraite du véhicule et acheminée jusqu’à La Bourgonce, où elle est prise en charge par l’équipage médical de l’hélicoptère et évacuée vers un centre hospitalier nancéen

Moyens engagés : 15 sapeurs-pompiers des centres de secours de Fremifontaine des centres de secours de Fremifontaine, Bruyères et Saint-Dié-des-Vosges.



mardi 19 octobre 2010 - 17h52 : Feu d’exploitation agricole

Il est 17h52 lorsque le Centre de Traitement de l’Alerte est alerté d’un violent feu d’exploitation agricole à Clézentaine près de Rambervillers.

Immédiatement, le Véhicule de Premiers Secours (VPS) du Centre de Première Intervention local est engagé en avant de deux Fourgons Pompe Tonne (FPT), d’une échelle aérienne et du Chef de Groupe Rambervillers.


A la confirmation de l’étendue du sinistre et des risques importants de propagation, un troisième FPT ainsi que le Bras Elévateur Articulé (BEA) sont engagés en renfort. Le Chef de Colonne du Groupement Centre est lui aussi engagé avec son Poste de Commandement (PC).
Un bâtiment de 1000m2, utilisé pour le stockage de fourrage, contenant près de 1500 grosses bottes est totalement embrasé et menace trois bâtiments proches qui abritent une centaine de bovins.

Les actions de protection mises en œuvre par un important dispositif hydraulique (6 lances de plain-pied, 1 sur échelle aérienne et une lance « queue de paon ») permettent au Commandant des Opérations de Secours d’annoncer que les risques de propagation sont limités à 20h50. Il passera le message « Feu circonscrit » à 22h04.
L’important dispositif engagé sur cette intervention luttera jusqu’au lendemain matin.

Moyens engagés : 50 sapeurs-pompiers des Centres de Clézentaine, Rambervillers, Chanovax, Baccarat (54), Gerbevillers (54), Charmes, Golbey, Epinal, Dogneville et Aydoilles.


mardi 05 octobre 2010 - 04:29 : Feu d’Habitation individuelle isolée

Neufchateau : A 04h30, le CTA reçoit un appel pour une maison d’habitation, avec plusieurs appartements, en feu. 
Dépéchés sur les lieux, les premiers intervenants sont confrontés à une maison d’habitation R+1+combles totalement embrasée avec un fort risque de propagation aux habitations attenantes. Les personnels réalisent tout d’abord l’évacauation et la mise en sécurité de neuf personnes puis, à l’aide de trois lances dont une sur échelle, parviennent à faire une protection efficace de la maison mitoyenne qui ne subira que quelques dégâts minimes. A 06h48, les secours sur les lieux sont maître du feu.

Moyens engagés :
vingt-trois sapeur-pompiers des centres de Neufchâteau, Coussey et Liffol-le-Grand.



Lundi 20 septembre 2010 - 9h58 : Secours technique à domicile

Ban de Laveline : Au cours d’une opération de secours à domicile, les intervenants sont confrontés à la nécessité de devoir évacuer la victime par une fenêtre car les communications de l’habitation ne peuvent pas être empruntées au regard de l’état de cette dernière.

Le Commandant des Opérations de Secours demande en renfort l’équipe départementale du Groupe de Reconnaissance et d’Intervention en Milieu Périlleux (GRIMP) pour réaliser cette action.

Après avoir été médicalisée par le SMUR du Centre Hospitalier de Saint-Dié et conditionnée dans une civière adaptée, la victime est évacuée par une fenêtre à l’aide d’un dispositif de corde mis en place et manœuvré par l’équipe GRIMP.
Elle sera ensuite acheminée vers le stade de la commune, où elle sera évacuée par l’hélicoptère Santé Lorraine vers un hôpital nancéen.
Moyens engagés : 21 sapeurs-pompiers des Centres de Ban de Laveline, Saint-Dié des Vosges et de l’équipe départementale GRIMP.

Dimanche 12 septembre 2010-18h27 : Dégagement d’un parapentiste suite à une chute en forêt.

St-Dié-des-Vosges : Un important dispositif a été engagé à proximité de la Roche St Martin pour porter secours à un parapentiste qui, après un problème en vol, a fini sa course dans les arbres.
Il s’agissait dans un premier temps d’arriver à localiser de manière précise l’endroit où se trouvait la victime, puis de la tirer de sa fâcheuse posture à plus de 8 mètres de hauteur, pour enfin l’évacuer vers le milieu hospitalier.

Pour cela, l’équipe Secours en Montagne avec ses moyens motorisés "tous terrains" (Quad et véhicule 4X4) a pu rapidement aborder la victime. Elle a ensuite procédé à son dégagement grâce à son matériel et ses techniques d’alpinisme.
Il aura fallu 1h30 entre l’appel du premier témoin, qui signalait "un parapentiste ayant chuté en torche en forêt" et son évacuation vers le Centre Hospitalier de St-Dié-des-Vosges.

Moyens engagés : 15 sapeurs-pompiers des centres de St-Dié-des-Vosges, Gérardmer et de l’équipe départementale Secours en Montagne ainsi que le PGM Xonrupt-Longemer.

Dimanche 12 septembre 2010-10h06 : Chute de cheval en forêt


St-Dié-des-Vosges : A 10h06, le CTA reçoit une demande de secours pour une personne ayant chuté gravement de cheval en pleine forêt au lieu dit Robache à St-Dié-des-Vosges. Les témoins ne parviennent pas à identifier l’endroit précis où ils se trouvent.

Le Chef de Salle décide d’engager, en plus du détachement terrestre et de ses moyens de projection opérationnelle "tous terrains" (Quad et véhicules 4X4), un hélicoptère de la Sécurité Civile au départ de la base de Strasbourg-Entzheim.
Ce dernier participera à la phase de recherche de la victime, puis procèdera à son extraction par hélitreuillage, avant de l’évacuer vers un Centre Hospitalier Alsacien.

Moyens engagés : 10 sapeurs-pompiers des centres de St-Dié-des-Vosges et Gérardmer ainsi qu’un hélicoptère de la Sécurité Civile et son équipage.

Vendredi 10 septembre 2010 - 16h25 : Recherche préalable à un secours



Bertrimoutier : Les Véhicules de Premiers Secours de Neuvillers-sur-Fave et Ban-de-Laveline sont engagés pour tenter de retrouver rapidement une personne signalée comme menaçant de se suicider, qui est partie dans les bois.
Rapidement sur les lieux et après les premières reconnaissances, le détachement constate que la victime sera difficile à retrouver.
Le Chef de Groupe, en concertation avec la Gendarmerie qui reprend la partie recherche en compte, convient de l’engagement de l’équipe départementale CYNOTECHNIQUE.


2 équipages Cynotechniques (maitre + chien) sapeurs-pompiers sont engagés en complément du chien de pistage de la Gendarmerie Nationale.
Les chiens de recherche sapeur-pompier, formés à la recherche de victimes ensevelies sous des décombres lors de tremblements de terre ou d’avalanches, travaillent suivant la technique du "Questage". Il s’agit de couvrir la zone de recherche et pour le chien de signaler à son maitre toutes les effluves de présence humaine.
A 18h07, l’équipage du CCH F. FERRY, avec son chien Cooper, un berger malinois, retrouve la victime qui sera prise en charge par une équipe secouriste avant d’être évacuée vers le Centre Hospitalier de St-Dié-des-Vosges.

Moyens engagés : 17 Sapeurs-Pompiers des centres de Neuvillers-sur-Fave, Ban-de-Laveline, Saint-Dié-des-Vosges et Saulxures-sur-Moselotte.

Vendredi 3 septembre 2010 - 16h00 : Secours en milieu montagneux

Gérardmer : Une personne de passage sur la route du tour du lac au niveau des "Roches Noires" près du Lido entend quelqu’un appeler "au secours". Aussitôt informé, le CTA engage un Véhicule de Secours et d’Assistance aux Victimes (VSAV), tout en continuant à questionner le témoin, qui avec d’autres personnes présentes tentent de localiser la victime.

Au bout de quelques minutes, le contact est établi avec elle. Celle-ci se trouve en fâcheuse posture entre la route du tour du lac et le bord du lac dans la zone escarpée des "Roches Noires", à l’endroit où le sentier autour du lac s’arrête. Il s’agit d’une personne âgée.
Le CTA renforce immédiatement les moyens engagés en déclenchant l’équipe départementale Secours en Montagne.
La victime sera rapidement extraite à l’aide des techniques et du matériel Secours en Montagne et sera conduite en milieu hospitalier.

Moyens engagés : 12 sapeurs-pompiers des centres de Gérardmer et de l’équipe départementale Secours en Montagne + PGM de Xonrupt - Longemer.


Mardi 31 aout 2010 - 13h01 : Secours en milieu montagneux

Bussang : A 13 h 01, le CTA reçoit un appel de trois randonneurs en difficultés, dans le massif du DRUMONT à Bussang. Ceux-ci ont le plus grand mal à indiquer leur position exacte. Deux d’entres eux sont bléssés suite à une chute et le troisième se trouve dans une situation périlleuse, retenu par des arbustes.
Le CTA engage les moyens de secours à personne du secteur, ainsi que l’équipe départementale sapeur-pompier de Secours en Montagne des Vosges et du Haut-Rhin.


L’important détachement sapeur-pompier dépêché sur cette opération mettra plus d’une heure à accéder aux victimes qui se sont engagées, par erreur, dans un petit couloir du versant nord du col de Bussang sous la tête des Russiers, dans une zone trés escarpée. Deux d’entre eux ont chuté d’environ 30 mêtres dans le couloir. Les deux victimes légèrement blessées seront hélitreuillées pour être acheminées jusqu’aux VSAV.
La troisième, après avoir été mise en sécurité, sera extraite par l’équipe départementale sapeur-pompier de secours en montagne.

Moyens engagés : 30 sapeur-pompiers des centres de Bussang, Le Thillot, Ferdrupt, Saint-Amarin (68), l’équipe départementale sapeur-pompier de Secours en Montagne des Vosges et du Haut-Rhin.

Dimanche 8 août 2010 – 08h26 : Crash d’aéronef Ultra Léger Motorisé.

Aydoilles : Ce dimanche matin, à 8h26, l’alerte arrive au Centre de Traitement de l’Alerte (18) pour un ULM qui s’est écrasé contre un pavillon.
Arrivé 10 minutes après réception de l’appel, le Véhicule de Premier Secours du Centre de Première Intervention (CPI) d’Aydoilles confirme la gravité de la situation et demande un Fourgon Pompe Tonne en renfort pour assurer la protection incendie de l’accident. Le pilote, blessé gravement, est incarcéré dans son appareil disloqué au sol contre la façade du pavillon.

Les opérations de médicalisation et de désincarcération, réalisées conjointement avec le SMUR du Centre Hospitalier d’Epinal, dureront plus d’une heure.
La victime sera ensuite acheminée jusqu’au stade de la commune, où elle sera prise en charge par l’équipe médicale de l’Hélicoptère Santé Lorraine, pour être évacuée sur l’Hôpital Central de Nancy.
Ce sera au total un Véhicule de Premier Secours, un Véhicule de Secours et d’Assistance aux Victimes, un Véhicule de Secours Routier, un Fourgon Pompe Tonne, un Véhicule SMUR et un Hélicoptère médicalisé qui seront engagés sur ce sinistre.


Moyens engagés : 20 sapeurs-pompiers des centres de Epinal, Cheniménil-Docelles et Aydoilles.

Samedi 24 juillet 2010 - 3h52 : Feu d’habitation isolée avec sauvetage

Epinal : A 3h52, le CTA engage le départ type pour "feu d’habitation isolée avec sauvetage" à Epinal. La notion de sauvetage est rapidement confirmée.

A leur arrivée sur les lieux, les premiers secours sont confrontés à un feu qui a pris sur des bouteilles de gaz à l’extérieur de l’habitation. La présence de l’incendie à proximité de l’entrée du pavillon R+1 empêche la sortie d’une femme et de sa fille qui se manifestent à une fenêtre. Les premiers intervenants procèdent à leur sauvetage à l’aide de l’échelle à coulisse du FPT. Les deux victimes légèrement intoxiquées sont prises en charge par le VSAV engagé sur l’intervention et acheminées vers le centre hospitalier Jean Monnet d’Epinal.

Deux lances sont établies afin de lutter contre le sinistre et d’éviter l’explosion de deux bouteilles de gaz qui provoquent une torchère. Il est procédé à une reconnaissance complète dans l’habitation. Le commandant des opérations de secours passe les messages "maître du feu" à 4h47, puis ’feu éteint" à 5h11. Les secours procèdent au dégarnissage et au déblai du sinistre à l’aide d’une caméra thermique afin de repérer les points chauds qui subsistent encore.

Moyens engagés : 24 sapeurs-pompiers des centres d’Epinal et de Golbey.

Mercredi 21 juillet 2010 - 14h24 : Secours souterrain

Rupt-sur-Moselle  : A 14h24, le mercredi 21 juillet, les secours sont engagés pour un « secours souterrain » au lieu-dit Saulx à Rupt-sur-Moselle.

A son arrivée sur les lieux 11 minutes après l’engagement, le premier détachement est confronté à 2 victimes inconscientes au fond d’un puits d’une profondeur de 10 mètres pour 80 cm de diamètre . La détection au monoxyde de carbone s’avère positive au fond du puits et une des deux victimes ne présente aucun signe de respiration et est partiellement immergée. L’extraction des deux personnes se fait avec l’aide des spécialistes du GRIMP.


Devant la gravité de l’état des deux victimes, une évacuation par moyens aériens est demandée. Après stabilisation des deux personnes impliquées par le personnel médical présent sur les lieux, elles sont toutes deux acheminées par les hélicoptères de la gendarmerie et Santé Lorraine vers l’hôpital Central de Nancy.


Moyens engagés : 34 sapeurs-pompiers des centres de Rupt-sur-Moselle, Ferdrupt, Le Thillot, Remiremont, Epinal, Charmes, Chanovax, Eloyes, Cornimont, Ventron, Raon l’Etape, Le Syndicat et Golbey ainsi que 2 hélicoptères (Gendarmerie et SAMU Santé Lorraine).

Recrudescence des tués sur les routes vosgiennes.




Depuis le début de l’année, les sapeurs-pompiers voient leurs interventions en matière d’accident de la voie publique diminuer. Toutefois, ce constat présente un paradoxe : la gravité des accidents est telle que le nombre de tués sur les routes vosgiennes est en forte augmentation. Les chiffres sont éloquents car on compte à ce jour 27 morts alors qu’on en dénombrait 16 à la même période en 2009.
Au vu de cette hécatombe, le SDIS des Vosges ne peut qu’inciter les usagers de la route à beaucoup plus de prudence, de vigilance et au respect des autres automobilistes surtout en ces périodes estivales.

Mercredi 9 juin et Jeudi 10 juin 2010 : Episodes pluvio-orageux intenses

Dès le mercredi matin Météo France plaçait le département des Vosges en vigilance orange pour un fort risque d’orages. Cette alerte permettait au CODIS d’informer tous les CIS, ainsi que la chaine de commandement de l’évènement prévisible. Le CODIS mettait, également en place une veille météorologique précise avec le concours de la Cellule Opérationnelle de la Coordination Routière (COCR), service du Conseil Général en charge de la gestion de la voirie départementale basé sur la Plate-forme Départementale des Appels d’Urgence au côté des Sapeurs-Pompiers et du SAMU.
Mercredi 17h00, un violent orage s’abat sur Saint-Dié-des-Vosges. Il génèrera un peu plus de 60 interventions, principalement sur cette commune. Dans les mêmes moments, des épisodes localisés et moins violents génèrent une vingtaine d’interventions pour assèchement et épuisement sur le reste du département.

Jeudi, à 21h00, malgré une vigilance météo jaune, l’information et la préparation à une éventuelle "montée en puissance" a été réalisée (nos collègues de Franche-Comté sont en vigilance orange jusqu’à nos portes dans les départements de Haute-Saône et du Territoire-de-Belfort), un épisode pluvio-orageux arrivant du Sud s’intensifie sur l’agglomération Spinalienne. Il se poursuivra tout au long de la nuit en affectant tout le département. Il en découlera plus de 110 interventions, principalement sur Epinal et Golbey.
Pour répondre au mieux à l’afflux massif de demandes pour assèchement et épuisement, tout en préservant notre réponse opérationnelle pour les risques courants (secours à personnes, accidents, incendies, etc...), une organisation particulière à été mise en place.
Il s’agissait pour le CTA/CODIS d’activer son organisation de "montée en puissance des appels / opérations multiples", qui permet, par un renfort important d’opérateurs, de réaliser un tri dès la réception des appels 18 et d’assurer leur traitement en fonction de leur degré d’urgence.
Sur le terrain, les Centres d’Incendie et de Secours de Saint-Dié-des-Vosges, Epinal et Golbey se sont vu renforcé par les moyens des Centres de Première Intervention et des Centres de Secours proches, non-impactés par l’évènement. Un Poste de Commandement, en charge de la coordination et de la gestion des engagements des "opérations multiples", ainsi que de la remontée d’information a été chaque fois mis en place.

Dimanche 30 mai 2010 - 04h47 : Violent feu d’hôtel en agglomération

Le Tholy : Peu avant l’aube, un début d’incendie se déclare dans un hôtel situé au centre du village de Le Tholy. Ce sont les invités d’une noce qui rentraient chez eux qui donneront l’alerte.

Le CTA enregistre l’appel à 4h47 et fait partir les secours pour un feu d’ERP (Etablissement Recevant du Public) avec locaux à sommeil. A l’arrivée du premier véhicule, le feu s’est déjà propagé du rez-de-chaussée aux combles et l’église du village située à une vingtaine de mètres se trouve mise en danger.

Dans un premier temps, afin d’éviter la propagation, un coupe-feu est réalisé entre les deux bâtiments par l’action de deux grosses lances de plein-pied et deux autres sur échelles, alimentées par la piscine de l’hôtel.
Dans un second temps, l’alimentation par un dévidoir automobile va permettre de faire la jonction en eau entre le commerce en proie aux flammes et un étang situé à 900 m.
Deux attaques simultanées sont alors lancées par le haut et par le bas du bâtiment à l’aide de 6 petites lances.

Le feu est circonscrit à 7h02. S’ensuivent alors les traditionnelles opérations de déblai et d’extinction des foyers résiduels qui se termineront vers 13h.

Moyens engagés : 63 sapeurs pompiers des centres de Le Tholy, Gérardmer, Le Syndicat, Epinal, Remiremont, Dogneville, Eloyes, Saulxures-sur-Moselotte, La Bresse, Tendon / Laveline, Cheniménil / Docelles et Réhaupal.

Samedi 22 mai 2010 - 11h33 : Déraillement de train de matières dangereuses



Neufchâteau :
Un convoi ferroviaire de 30 wagons a en partie déraillé à hauteur du lieu-dit Noncourt. En partie, car seuls les quatre wagons de queue, transportant des matières dangereuses, sont impliqués.

Sur les quatres wagons touchés, deux transportaient 125 tonnes de phénol , un autre 20 tonnes d’anhydride acétique et le dernier ne transportant que de la ferraille.


Le CTA, alerté samedi 22 mai 2010 à 11h33, engage les secours pour déraillement de train de matières dangereuses. Le premier véhicule arrive sur les lieux à 11h39 et demande immédiatement des renforts.
Au cours de l’après-midi, les wagons 1 à 20 sont évacués et une reconnaissance des possibilités de relevage s’effectue.
A 21h, une opération de récupération du produit et de colmatage de la fuite est lancée.
Le lendemain, des experts allemands arrivent sur les lieux et auront en charge le dépotage du phénol vers des wagons-citerne. Le dispositif de transvasement est prêt à 18h30 et les opérations commencent. Une fois les wagons remplis, ceux-ci sont acheminés jusqu’à la gare de Neufchâteau. Il aura fallu presque 3 jours pour mettre en sécurité la totalité des produits chimiques.

Mardi après-midi, simultanément au dépotage de la dernière citerne, deux engins de levage sur roues se mettent en place et attendent la fin du transvasement. En raison de conditions météorologiques défavorables, le wagon 27 qui présentait une fuite au niveau du trou d’homme est bâché. Les wagons 29 et 30 contenant respectivement l’anhydre acétique et la ferraille sont remis sur rails. Le wagon 28 est ensuite démonté, sa citerne est déposée sur un porte-char. Une fois le dernier wagon évacué de la voie, le ballast contaminé par le phénol est décaissé et acheminé par la SNCF vers une zone sécurisée en attendant son transfert par camion-benne.
Il aura fallu toute la journée du jeudi 27 mai pour réintégrer et décontaminer le matériel utilisé pendant ces 5 jours.

Ce sont 212 sapeurs-pompiers (32 officiers, 56 sous-officiers, 109 hommes du rang et 15 personnels de sante) issus de 28 centres des Vosges et de Colombey-les-Belles (54), qui se seront relayés tout au long de ces cinq jours.


Vendredi 14 mai 2010 - 8h15 : Feu de supermarché


Épinal
 : Alors que les 10 employés du magasin s’affairaient à la préparation de l’ouverture, ils détectent un violent feu dans les réserves de l’établissement. Ils alertent les secours et évacuent le magasin.
Arrivé moins de 10 minutes après l’alerte, le premier détachement commence l’attaque du sinistre initial, alors que le feu s’est déjà propagé à la surface de vente. S’en suit, très rapidement après leur arrivée, un embrasement généralisé.

En raison des abondantes fumées et des risques de propagation, le cabinet médical, l’immeuble R+7 « le Concorde » et les habitations dans le premier périmètre ont dû être évacués. Ces opérations d’évacuation ont été réalisées avec le concours précieux de la Police Nationale et la Police Municipale qui ont rassemblé les personnes exposées dans la salle du Chapitre, où elles ont été prises en charge par la Mairie d’Epinal. Au total, plus de 50 personnes ont été mises à l’abri.

Pendant ce temps, d’importants moyens arrivés en renfort procèdent à la protection du cabinet médical, ainsi que d’un stock de bouteilles de gaz soumis au rayonnement. Ils maintiennent, également l’intégrité du poste de livraison et de transformation EDF 20 000 volt en proie aux flammes. Ils réalisent une attaque massive du foyer de plein-pied, ainsi qu’à l’aide d’échelles aériennes. Le dispositif hydraulique est alimenté depuis la Moselle toute proche.


L’ensemble des moyens engagés sur le sinistre regroupe au total 4 Fourgons Pompes Tonnes, 2 Echelles aériennes, 1 Bras Elévateur Articulé, 1 Véhicule d’Assistance Respiratoire, 1 Véhicule de Secours et d’Assistance aux Victimes, 1 Véhicule de Soutien Sanitaire et 1 Poste de Commandement
Le feu sera maîtrisé à 10h00 et éteint à 11h00. Les opérations de déblais dureront jusqu’à 19h00.


Moyens engagés : 56 sapeurs-pompiers des centres de Epinal, Golbey, Thaon-les-Vosges, Dogneville, Eloyes et Remiremont.



Samedi 23 avril 2010 - 14h48 : Important feu de chablis

Fraize : En ce mois d’avril, le département connaît quelques belles périodes ensoleillées, accompagnées d’une légère bise. La nature sort d’un long hiver et n’a pas encore ouvert son manteau vert et fleuri. Les sous-bois et les prairies sont encore très secs et exposés aux départs de feux. Ce samedi 23 avril de nombreux départs pour feux de broussailles sont en cours de traitement.
En début d’après-midi une importante colonne de fumée s’élève d’un massif forestier sur la Commune de Fraize. Le secteur est vallonné et parsemé de zone de chablis. De nombreux appels arrivent au CTA signalant que des maisons individuelles sont directement exposées à ce sinistre.

À 14h48 le CTA enregistre le premier appel. Les informations recueillies ne laissent aucun doute quant à la gravité de la situation. D’importants moyens du secteur sont engagés ; Parallèlement des engins de luttent contre les feux de forêts extérieurs à la zone font mouvement sur le sinistre.
Arrivés sur les lieux, les premiers secours concentrent leur action sur la protection de 3 maisons individuelles et d’un relais TDF directement exposés à un violent feu de chablis évoluant par endroits en feux de cimes.
En début de soirée, après plusieurs heures d’effort le feu est fixé. Au total ce sont 9 hectares de chablis qui ont été ravagés. Des opérations de noyage se poursuivront le dimanche matin afin d’éviter toutes reprises dans ce secteur vallonné et difficile d’accès.

Moyens engagés : 66 sapeurs-pompiers – 2 GIFF - 1 FPTL - 2 CEEAU10 000 - 5 VTU - 4 VLTT - 1VPCC - 1 UR.


Mercredi 21 avril 2010 - 15h16 : Une Ferrari accidentée...

Roville-aux-Chênes : en fin d’après-midi sur une petite route départementale , une Ferrari entreprend le dépassement d’un poids-lourd. Pour une cause indéterminée le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule qui a quitté la chaussée. La voiture a percuté des arbustes sur plusieurs dizaines de mètres occasionnant d’importants dégâts à l’arrière du véhicule. Sous la violence du choc, la moitié du train arrière de la Ferrari a été arraché.
Le CTA a été alerté à 15h16. A leur arrivée sur les lieux les secours ont pris en charge le conducteur qui ne se trouvait pas incarcéré. Le véhicule est hors d’usage…

Moyens engagés : VSAV - FPTSR - Chef de groupe Centre de Rambervillers

Mardi 13 avril 2010 - 15h47 : Un enfant autiste égaré en forêt

Saint-Nabord : En début d’après-midi un groupe d’enfants d’un centre spécialisé médico-éducatif encadré par des éducateurs était en promenade en forêt dans un secteur de moyenne montagne sur la Commune de Saint-Nabord au lieu-dit Bambois. Lors du retour, un enfant manquait à l’appel. Les éducateurs ont immédiatement alerté la police nationale leur indiquant les troubles psychiatriques dont était atteint le jeune homme.
La police nationale, devant l’étendue du secteur de recherche et compte tenu des conditions météorologiques du moment (pluie, neige), a rapidement sollicité l’engagement de moyens sapeurs-pompiers afin de les épauler dans cette phase de recherche.

A 15h47 le CTA a été contacté afin d ‘engager les équipes cynotechniques et secours en montagne avec leurs engins tout-terrain (VLTT, Quads) et une caméra thermique.
Ce sont 25 sapeurs-pompiers et 3 chiens qui se sont intégrés au dispositif de recherche commandé par la police nationale. Le Poste de Commandement Colonne a été activé afin de coordonner ces moyens. Le secteur de recherche se situe en pleine forêt.

L’un des chiens de l’équipe cynotechnique a clairement marqué le parcours suivi par l’enfant et s’est engagé avec son maître sur ses traces.5 heures après sa disparition, l’enfant a été récupéré par un randonneur à plusieurs kilomètres du lieu de sa disparition en état de légère hypothermie. A cet instant, les équipe de secours avaient parcouru la moitié du chemin les séparant de l’enfant.


Moyens engagés : 25 sapeurs-pompiers des centres de Remiremont, Gérardmer, Ventron, Cornimont, Saulxures-sur-Moselotte, La Bresse.



Vendredi 9 avril 2010 - 11h45 : Violent feu de voiture GPL dans une concession automobile

Saint-Dié-des-Vosges : Juste avant l’heure de midi, une employée de la concession alerte le CTA pour un feu de voiture dans l’atelier de l’établissement.

Très rapidement sur les lieux, les premiers intervenants confirment la gravité du sinistre de par sa cinétique rapide (propagation à d’autres véhicules, au bâtiment qui les abrite, à d’autres locaux et bâtiments mitoyens), ainsi que de par les risques qui y sont associés (2 véhicules à carburation GPL totalement embrasés = fort risque d’explosion).

D’importants moyens sont engagés en renfort. Ce seront au total, 4 véhicules incendie (FPT), 2 échelles aériennes (EPSA et EPAS), 1 ambulance (VSAV), 1 compresseur d’air respirable, 1 véhicule de soutien sanitaire (VSS) et 1 poste de commandement (PC) qui convergeront vers les lieux du sinistre.

« Rapidité d’action » sera le maître mot des différents Commandants des Opérations de Secours (COS) qui se succéderont à la tête du dispositif. Cette stratégie s’avèrera payante et permettra de juguler rapidement cet incendie qui commençait à prendre une importance dramatique pour l’avenir de l’établissement et des habitations qui y sont rattachées.
Cette « rapidité d’action », au-delà de l’engagement et du professionnalisme des hommes, sera rendue possible grâce à la « mutualisation et à l’optimisation des moyens humains et matériels » du nouveau Gestionnaire Informatique d’Alerte qui a permis de réaliser de manière automatisée des compléments d’engins en personnels pendant ce créneau horaire de la journée de faible disponibilité des sapeurs-pompiers. En effet, des engins incendie de proximité ont pu être armés en personnel grâce à cet outil de gestion, et éviter ainsi de recourir à des véhicules provenant de beaucoup plus loin. Ce seront 3 FPT (CPI Ban-de-Laveline, CS Raon l’Etape et CPI Moyenmoutier) qui auront pu être complétés par des personnels du CSP Saint-Dié-des-Vosges et du CPI Sainte-Marguerite.


Au final, ce seront 3 véhicules légers, ainsi que les 250 m2 de l’atelier qui seront gravement endommagés par ce sinistre. Les locaux commerciaux et les habitations mitoyennes ont pu être préservés.

Le Chef de Site, le plus haut niveau de commandement de notre organisation était présent sur les lieux. Il a pu féliciter les équipages pour la qualité de leurs actions.


Moyens engagés : 50 sapeurs-pompiers des centres de Saint-Dié-des-Vosges, Raon l’Etape, Sainte-Marguerite, Ban-de-Laveline, Fraize, Gérardmer, Moyenmoutier, Anould, Dogneville, Vittel / Contrexéville et de la Direction Départementale à Golbey.

Mercredi 7 avril 2010 - 14h50 : Feu de broussailles et chablis

La Voivre : A 14h50, le CTA engage les secours conventionnels pour mission Incendie pour un feu de broussailles et de chablis, au lieu-dit Le Haut Mont.

Quinze minutes après l’appel initial, les équipages des VPS Saint-Michel-sur-Meurthe, CCF Saint-Dié-des-Vosges et Raon l’Etape, ainsi que le chef de groupe abordent le secteur et estiment la zone sinistrée, en première reconnaissance, à environ un hectare de broussailles et chablis.

Au dispositif sur les lieux sont ajoutés les CCF Saint Léonard et Baccarat, ainsi que le VPCE et la Cellule Eau de Saint-Dié-des-Vosges. Le chef de Colonne Meurthe s’engage alors et lui sont associés le VPC Anould et les chefs de Groupe devant remplir les fonctions d’Officiers Moyen et Renseignement. Le PC de Colonne Meurthe passe opérationnel à 15h50.

L’attaque de flanc initiale ayant stoppé tout risque de propagation, l’intervention se poursuit par une attaque des flancs gauche et droit à l’aide des CCF Saint-Dié-des-Vosges et Raon l’Etape, tandis que les CCF Saint Léonard et Baccarat (54) procèdent à l’attaque de la tête de feu.

Le feu est déclaré éteint à 17h20, le noyage des foyers résiduels et la surveillance se poursuivront jusqu’à 20h00.

Moyens engagés : 31 sapeurs-pompiers des centres de Saint-Michel-sur-Meurthe, Saint-Dié-des-Vosges, Raon l’Etape, Saint-Léonard, Anould et Baccarat (54).



Samedi 3 et dimanche 4 avril 2010 : Série d’accidents mortels de la circulation

Auzainvillers : A 20h52, les moyens de Secours à Personnes pour Accident de la Voie Publique (AVP) du centre de Bulgnéville sont engagés pour un « AVP 2 roues contre VL » route de Contrexéville sur la commune d’Auzainvillers. Dans un second temps, ayant reçu l’information d’un début d’incendie, le CTA complète le départ par un engin incendie et un VSAV du Centre de Secours de Châtenois/Gironcourt.

A l’arrivée des premiers engins 11 minutes plus tard, les Sapeurs Pompiers sont confrontés à une victime (le pilote du 2 roues) en arrêt cardio-respiratoire. Les manœuvres de réanimation sont entreprises immédiatement. Elles seront renforcées par l’équipe médicale du SMUR de Neufchâteau.
Malheureusement, le médecin devra prononcer le décès de la jeune victime âgée de 19 ans seulement.

Moyens engagés : 18 sapeurs-pompiers des centres de Bulgnéville et Châtenois/Gironcourt.


Brouvelieures : A 19h35, ce dimanche de Pâques, les secours sont engagés pour un « AVP VL seule avec désincarcération » au lieu dit le Faing Die à Brouvelieures.

A leur arrivée sur les lieux 6 minutes après l’engagement, le premier détachement est confronté à 2 victimes incarcérées dont une en arrêt cardio-respiratoire. Après un dégagement d’urgence de la 1ère victime, les manœuvres de réanimation, et celles de désincarcération de la seconde victime commencent de manière simultanée.
Devant la confirmation de la gravité de l’accident, le Chef de Salle du CTA/CODIS engage un 2ème VSAV et demande l’engagement de l’Hélicoptère de la Sécurité Civile de Strasbourg.

Au final, le conducteur, un homme de 45 ans sera déclaré décédé par les équipes médicales sur place (SMUR + équipe médicale de l’Hélicoptère de la Sécurité Civile). Sa passagère sera évacuée dans un état grave vers les hôpitaux civils de Colmar.

Moyens engagés : 13 sapeurs-pompiers des centres de Bruyères et Granges-sur-Vologne.
1 équipage Hélicoptère de la Sécurité Civile et un médecin du SAMU 67.

Jeudi 1er avril 2010 - 07h37 : Sauvetage sur un feu de pavillon

Bazoilles sur Meuse : A 7h37, le CTA engage le train de départ pour « feu de combles/toiture avec sauvetage » rue du clos Morizot à Bazoilles sur Meuse. La notion d’une, puis deux victimes supposées est rapidement confirmée.

À leur arrivée sur les lieux, les premiers intervenants sont confrontés à un violent feu de cuisine produisant d’importantes fumées denses et opaques qui se sont propagées dans toute l’habitation.

Le premier engin incendie va procéder à la mise en sécurité par les communications existantes d’une personne, ainsi qu’au sauvetage d’une seconde personne qui s’est réfugiée sur la toiture du pavillon R+1+combles pour fuir les effets des fumées.


Les deux victimes sont prises en charge par les deux VSAV engagés à l’appel et la VLM du SMUR du Centre Hospitalier de Neufchâteau. Toutes deux sont gravement intoxiquées et sont rapidement évacuées sur le Centre Hospitalier.
Deux lances seront établies pour lutter contre le sinistre. Le Chef de Groupe passe les messages « maître du feu » à 8h04, puis « feu éteint » à 8h22.

Moyens engagés : 26 sapeurs-pompiers des centres de Liffol-le-Grand, Neufchâteau et Châtenois/Gironcourt.

Mercredi 31 mars 2010 - 11h20 : Un bûcheron gravement blessé héliporté

Trémonzey : En fin de matinée, le CTA reçoit un appel pour un bûcheron blessé au visage par une branche au lieu dit « les Tremeurs » sur la commune de TREMONZEY.

La victime se trouve à plus de 500 mètres de toute voie carrossable dans un massif forestier dense en cours d’exploitation. Face à cette situation, le Chef de Salle du CTA s’enquiert de la disponibilité d’un Hélicoptère de Sécurité Civile auprès de la base de Besançon « la Veze », et demande la mise en alerte de l’appareil. Un médecin sapeur-pompier et des moyens « hors chemins » sont engagés en complément du VSAV. Le Centre de Réception et de Régulation des Appels (CRRA) 15 engage pour sa part la VLM du SMUR d’Epinal.

A 11h46, après un cheminement à pied difficile, le Chef de Groupe et l’équipage du VSAV abordent la victime. Dans son premier message, le Chef de Groupe confirme la gravité de l’état de la victime, ainsi que la nécessité de son extraction à l’aide d’un treuillage par un hélicoptère.


À 12h49 l’hélicoptère de Sécurité Civile « Dragon 25 » se présente sur zone pendant que les équipes au sol terminent la médicalisation. Il fait descendre à l’aide du treuil 2 équipiers GRIMP (Groupe de Reconnaissance et d’Intervention en Milieu Périlleux) et la civière qui servira à l’extraction.

À 13h28, la victime est treuillée à bord de l’appareil où a embarqué le médecin du SMUR pour évacuer la victime sur le Centre Hospitalier de Nancy Central vers les services spécialisés de neurochirurgie et maxillo-facial.

À 13h50, soit moins de 25 minutes plus tard, l’hélicoptère de Sécurité Civile arrive à Nancy, où malheureusement un problème d’occupation de l’hélistation de l’hôpital central oblige l’appareil à se poser sur l’aérodrome d’Essey-lès-Nancy où la victime est reprise en charge par une équipe médicale et un vecteur de transport routier.


Moyens engagés : 8 sapeurs-pompiers des centres de Bains-les-Bains, Charmois l’Orgueilleux, Epinal et Remiremont. 2 personnels (pilote + mécanicien) de la base d’hélicoptère de la Sécurité Civile de Besançon « la Veze » et 2 équipiers GRIMP du centre de Besançon.

Jeudi 18 mars 2010 - 9h29 : Secours aérien dans un silo

Roville-aux-Chênes  : A 9h30, le CTA engage les secours conventionnels pour mission de Secours à Personnes renforcés par l’équipe spécialisée du Groupe de Reconnaissance et d’intervention en Milieu Périlleux (GRIMP) pour un accident grave du travail dans le silo de la coopérative de Roville-aux-Chênes.

Un employé en charge de la maintenance du site vient de faire une chute de plus de 3 mètres, il est conscient, mais se plaint d’importantes douleurs dorsales.

13 minutes après l’appel initial, l’équipage du VSAV Rambervillers aborde la victime située à plus de 25 m de hauteur en cheminant par les passerelles et les escaliers très abrupts du site. Il réalise les différents bilans et procède au conditionnement de la victime en vue de son évacuation par l’extérieur du silo.

Durant cette phase de conditionnement, les équipiers du GRIMP ont préparé leur dispositif d’évacuation à l’aide de leur matériel spécifique constitué de cordes, d’une civière et d’un grand nombre d’autres équipements empruntés au monde de la spéléologie et de la montagne.

Il n’aura fallu qu’ 1 heure et 10 minutes au total pour conduire la victime jusqu’au sol afin qu’elle soit évacuée vers le Centre Hospitalier d’Epinal.

Moyens engagés : 16 sapeurs-pompiers des centres de Rambervillers, Raon l’Etape, Epinal, et Saint-Dié-des-Vosges.

Dimanche 28 février 2010 - Xynthia traverse le département...

Le département se réveille dans l’attente de l’arrivée d’un fort coup de vent annoncé par les services de Météo France depuis la veille. Cette prévision a permis au service d’incendie et de secours d’anticiper la préparation de la gestion de cet événement.
Attendue pour 5 heures du matin, la tempête « Xynthia » s’est fait un peu attendre. Les premiers coups de boutoir de cette violente tempête se sont fait ressentir aux environs de 9 heures du matin. À midi l’événement climatique est à son paroxysme : on relève des rafales de plus de 100 Km/h sur Epinal et 160 Km/h sur les crêtes du massif.

Le CTA enregistre les premières demande de secours à 08h45. Très rapidement les appels sur le 18 se succèdent. À 09h30, le chef de salle active la procédure de débordement de la plateforme qui consiste à rappeler du personnel afin de renforcer le dispositif de traitement des appels.
Durant plus de 10 heures, 20 personnes vont répondre sans interruption aux demandes de secours et assurer leur traitement. Au plus fort de l’activité, on enregistre 300 appels à l’heure soit 5 appels toutes les minutes. À 20 heures 830 interventions ont été traitées par les secours, soit plus de 70 interventions par heure.


Le bilan humain de cette tempête s‘établit à un blessé grave et un blessé léger. Sur le plan matériel, quelques lignes ERDF de 20 000 volts ont été endommagées par la force du vent. La ligne SNCF Epinal/Remiremont a été coupée durant plusieurs heures par la chute d’un arbre.



Moyens engagés : 600 sapeurs-pompiers – 93 unités opérationnelles activées

Lundi 15 février 2010 - 20h37 Violent feu de combles, une EPSA renversée

Monthureux-sur-Saône : En début de soirée, le lundi 15 février sur la commune de Monthureux sur Saône, un début d’incendie se déclare dans la chaufferie d’un logement situé dans un corps d’habitation en bande. La conception de ce bâtiment de construction traditionnelle qui présente des planchers en bois n’offre aucune résistance à cet embrasement. Rapidement le sinistre gagne les étages supérieurs.

Le CTA enregistre la demande de secours à 20h37. Le premier engin se présente sur les lieux 9 minutes après l’appel. Le feu est généralisé à l’ensemble de la chaufferie situé au rez de chaussée et commence à se développer aux combles du bâtiment qui est mitoyen à deux autres habitations. Un très important risque de propagation est identifié. Rapidement, les différents moyens, venus de plusieurs centres engagés sur cette opérations se présentent sur les lieux et participent à la mise en œuvre du dispositif.
Alors que le dispositif est en place et que l’action conjuguée des différentes lances commence à porter ses fruits, un accident exceptionnel se produit.

A 22h17, pour une raison inconnue que l’enquête déterminera, le parc échelle de l’EPSA s’est affaissé sur la toiture du bâtiment sinistré. Cette défaillance a eu pour conséquence de déséquilibrer l’ensemble du châssis poids lourd qui s’est retrouvé en équilibre précaire. Les deux sapeurs-pompiers qui se trouvaient dans la nacelle n’ont subit que de légères blessures.
Le véhicule a été remis sur ses roues par la mise en œuvre de coussins de levage et d’un engin élévateur. Un premier contrôle de l’engin ne faisait apparaître aucune détérioration grave. Le parc a été normalement reployé et le véhicule a regagné les ateliers pour un contrôle complet.

Moyens engagés : 50 sapeurs-pompiers des centres de Monthureux-sur-Saône, Bourbonnes-les-Bains (52), Passavant-la-Rochère (70), Lamarche, Darney, Vittel/Contrexéville, Neufchâteau et Châtenois/Gironcourt.

Dimanche 17 janvier 2010 - 13h00 Départ du détachement médical pour Haïti

Haïti : Le jeudi 14 janvier l’ordre préparatoire émanant du Centre Opérationnel de Défense de la Zone Est basé à Metz tombe au CTA/CODIS : recenser les disponibilités en personnels Médecins, Infirmiers et Secouristes pour intégrer un détachement médical d’équipes sanitaires destinées à appuyer les équipes de sauvetage déblaiement engagées et assurer une assistance médicale de proximité au profit des populations touchées par le séisme de magnitude 7 à 7,3 qui a frappé l’ouest d’Haïti mardi.

Dans les heures qui suivent, les personnels rentrant dans les critères demandés sont rapidement identifiés et mis en pré alerte : 1 Médecin, 2 Infirmiers et 4 Secouristes.

Le lendemain vers midi, le Médecin, 1 Infirmier et un Secouriste reçoivent leur ordre de mouvement et partent pour l’aéroport Roissy Charles De Gaulle, où ils se regroupent avec les autres équipes des départements de la Zone Est et sont pris en charge par la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris.

C’est finalement le dimanche 17 vers 13h00 qu’ils embarqueront pour partir à destination de St Domingue en République Dominicaine, où ils resteront en attente de pouvoir rejoindre Haïti le 18 vers 10h00.

Ils ont été engagés dès leur arrivée sur zone.

Moyens engagés : 1 Médecin de la Direction Départementale, 1 Infirmier du Groupement Centre et un Sous Officier du CS Dompaire.

Le parcours des sapeurs-pompiers vosgiens en Haïti

Samedi 2 janvier 2010 - 00h22 et 12h20 Troublante série d’incendies

Senones : Juste après minuit, les secours sont engagés par le CTA pour feu de sous-sol dans une « barre » HLM de 5 étages. La cage d’escalier qui est totalement enfumée est impraticable. Alors que les secours sont en route, de nombreux occupants appellent le 18 pour signaler qu’ils sont bloqués dans leurs logements.

Ce sont dix locataires qui seront évacués par les sapeurs-pompiers, et qui pourront réintégrer leurs logements vers 2h du matin. Le sinistre qui se situait dans les caves de l’immeuble est rapidement maîtrisé. Il s’agissait d’un feu volontaire.

En fin de matinée de cette même journée un nouvel incendie se déclare dans la même cave. Le feu est cette fois ci particulièrement virulent et produit d’importantes fumées noires et âcres. Rapidement le sous-sol est enfumé, la cage d’escalier envahie par ces gaz toxiques. Certains locataires se trouvent prisonniers dans leur appartement.

Parallèlement aux actions d’extinction, les secours procèdent au sauvetage de deux personnes par les communications existantes sous protection de « cagoules de sauvetage », deux locataires sont évacuées par l’échelle aérienne. deux personnes légèrement blessées seront hospitalisées.
Au final douze occupants auront été évacués de l’immeuble. Les dégâts occasionnés par le sinistre ont rendu l’immeuble impropre à son occupation.

Quelques heures après les faits, les forces de l’ordre ont interpellé un individu en flagrant délit d’une nouvelle mise à feu dans ce même immeuble.

Moyens engagés : 40 sapeurs-pompiers des centres de Senones, Moyenmoutier, Raon l’Etape, Saint-Dié-des-Vosges, Anould, Rambervillers, Dogneville, Epinal et Remiremont.


Mardi 29 décembre 2009 - 02h57 Important feu d’appartement dans un immeuble H.L.M

Neufchâteau : Au cœur de la nuit du 28 au 29 décembre, d’importants moyens d’incendie et de secours à personnes ont été engagés pour un feu d’appartement au rez-de-chaussée d’un bâtiment collectif de 5 étages, avec propagation des fumées aux étages supérieurs.

Les premiers intervenants procèderont à l’extraction de 5 personnes réfugiées dans une chambre de l’appartement sinistré, ainsi qu’à la mise en sécurité de plusieurs occupants des autres appartements de l’immeuble. De ce fait, l’échelle pivotante semi-automatique procèdera à la mise en sécurité de 9 personnes des 4ème et 5ème étages, pendant qu’au même moment, d’autres occupants sont évacués, à l’aide d’échelles à coulisses ou par les communications existantes, sous la protection des « cagoules de sauvetage » des binômes ARI engagés en reconnaissance.

Ce seront au total 56 personnes qui auront été évacuées de l’immeuble. Le bilan est de 7 personnes blessées, dont une gravement, transportées sur le Centre Hospitalier de Neufchâteau.

Moyens engagés : 55 sapeurs-pompiers des centres de Neufchâteau, Coussey, Liffol-le-Grand, Vittel/Contrexéville, Bulgnéville et Epinal.

Mardi 22 décembre 2009 - Dégel sur le département...

En ce début d’hiver calendaire un bref et glacial épisode météo s’est invité sur le département. Les samedi 19 et dimanche 20 décembre 2009, des températures sibériennes (-19°C) ont été relevées, accompagnées de fortes chutes de neige jusqu’en plaine.
Dès le lundi, le redoux s’est installé (+4°) suivi de pluie conduisant à un dégel rapide. Plus d’une centaine d’interventions pour fuites d’eau suite à des ruptures de canalisation ont été traitées par le CODIS sur les deux journées de ce début de semaine.

Sur Gérardmer, une importante société spécialisée dans la confection haut de gamme de linge de maison a été particulièrement touchée. La rupture d’une canalisation alimentant un robinet d’incendie armé a occasionné d’importants dégâts sur les 3 niveaux de l’entreprise. Plus de 3 000 m2 de locaux sont touchés ainsi que les outils informatiques de la société. L’ampleur des dégâts a conduit à l’arrêt de la production et à la mise en chômage technique de 80 employés.


Mercredi 16 décembre 2009 - 19h46 Violent feu de garage


Bazoilles-sur-Meuse : En début de soirée, le mercredi 16 décembre, un jeune homme installe un chauffage d’appoint au gaz dans le garage de sa maison individuelle. Pour une cause indéterminée, un incendie éclate. Le jeune homme, tout en essayant de maîtriser le sinistre, alerte sa compagne et lui demande de quitter la maison. Une fumée importante commence à envahir l’ensemble de l’habitation. Sa compagne a juste le temps de s’échapper et prévient les secours.

Le CTA enregistre l’appel à 19h46. Le témoin précise que son compagnon se trouve à l’intérieur du garage en feu. Le premier engin de secours se présente sur les lieux 14 minutes après l’appel. Le feu est généralisé à tout le garage. Des flammes sortent des différents interstices rendant toute pénétration impossible sans l’appui de moyens hydrauliques.
L’action conjuguée de deux LDV 500 permet de baisser l’intensité du foyer et de commencer les reconnaissances afin d’extraire la victime.

Au cours de la progression, deux bouteilles de gaz ouvertes sont localisées et évacuées. Les efforts déployés par les porteurs d’ARI, dans des conditions extrêmes de chaleur et de fumées, permettent de localiser la victime qui s’était réfugiée dans un réduit sous un escalier.
Malgré les efforts de réanimation prodigués sur place, la victime est déclarée décédée par le médecin.

Moyens engagés : 24 sapeurs-pompiers des centres de Liffol-le-Grand, Neufchâteau et Châtenois/Gironcourt.

Lundi 30 novembre 2009 - 5h47 Fuite d’acide chlorhydrique

ANOULD : Le lundi 30 novembre 2009, dans une papeterie de la Commune de Anould, à la prise de faction de l’équipe de jour, un ouvrier relève la présence d’une importante quantité d’acide chlorhydrique dans le bassin de rétention du stockage. Le produit s’est écoulé par une légère fuite durant tout le week-end.

Le CTA est contacté à 05h47 par le service de sécurité de l’entreprise. A leur arrivée sur les lieux, les secours constatent que la pollution qui concerne 500 litres d’acide concentré à 30% est parfaitement maintenue dans la cuvette de rétention prévue à cet usage. Après avoir établi un périmètre de sécurité, une équipe de sapeur-pompier équipée de tenue anti-acide s’est assurée de l’étanchéîté du bassin.

Plusieurs démarches sont alors entreprises par l’usine pour dépécher sur place une société pouvant récupérer l’acide chlorhydrique. N’ayant pas de solutions en début de matinée et afin de rétablir rapidement le fonctionnement de l’usine, il est décidé à 8h00 de procéder à la vidange du bassin. L’opération a été menée par un binôme en scaphandre étanche assisté par un second en tenue légère de protection. Le pompage débutera à 8h30 pour s’achever à 10h00 après plusieurs rinçages visant à diluer l’acide résiduel. A 10h30 le site était nettoyé et l’ensemble du dispositf levé.

Moyens engagés : 14 sapeurs-pompiers des Centres de Saint-Dié-des-Vosges, Anould et Fraize .

Samedi 21 novembre 2009 - 21h19 : Feu d’habitation

RAMBERVILLERS : En soirée, un incendie a ravagé une importante demeure située à l’écart de la commune. La bâtisse ancienne, surnommée "Le château", se composait d’une infrastructure en pierres, liées par mortier, qui comprenait un étage surélevé d’un niveau aménagé en comble. Elle était occupée par un artisan ébéniste qui y avait installé son atelier ainsi que ses stocks de matériaux. Le bâtiment était inoccupé au moment des faits. C’est un témoin de passage qui a donné l’alerte.

Le CTA enregistre l’appel de demande de secours à 21h19 pour feu de château totalement embrasé. À l’arrivée sur les lieux des premiers secours, l’ensemble du bâtiment est totalement embrasé du rez-de-chaussée aux combles. La mise en place du dispositif d’extinction est rendue très compliquée compte tenu des difficultés d’accès à la propriété et de l’absence de point d’eau.

À 02h30 du matin, un pan de mur s’effondre à proximité de deux sapeurs-pompiers. Une importante pierre de taille vient violemment percuter le casque de l’un des soldats du feu qui se trouve projeté au sol. Le choc lui occasionne un traumatisme facial et une fracture de la colonne vertébrale. Le second se blesse légèrement en se jetant en arrière.
Rapidement secouru par ses camarades, le sapeur-pompier a été évacué sur le centre hospitalier qui a diagnostiqué une fracture de la 7ème vertèbre cervicale sans atteinte neurologique.

Moyens engagés : 43 sapeurs-pompiers des centres de Rambervillers, Bruyères, Epinal, Baccarat (54), Saint-Dié-des-Vosges, Aydoilles.

Jeudi 19 novembre 2009 - 04h54 : Incendie à l’école communale

CELLES-SUR-PLAINE  : En fin de nuit, le jeudi 19 novembre , un incendie prend naissance dans le grenier de l’école communale situé au centre du village. Deux appartements construits au-dessus de l’école sont directement exposés à l’incendie. Un des locataires, sapeur-pompier volontaire, évalue très rapidement la gravité de la situation. Le feu s’est propagé à l’ensemble du grenier et menace dangereusement les bâtiments mitoyens. Il fait évacuer les appartements et alerte les secours.


Le CTA enregistre l’appel de demande de secours à 04h55. Le premier engin de secours s’est présenté sur les lieux à 05h01. La toiture est totalement embrasée. Le stockage de bois dans le grenier offre un aliment de choix à l’incendie et rend les opérations d’extinction particulièrement difficiles.

Au levé du jour, les habitants de Celles-sur-Plaine ont découvert l’étendue des dégâts : le grenier ainsi que les deux appartements ont été ravagés par l’incendie. Les salles de classes situées au rez-de-chaussée ont pu être préservées. Toutes les affaires des écoliers ainsi que les équipements informatiques ont été sauvés.
Un vaste mouvement de solidarité des sapeurs-pompiers du groupement s’est constitué afin d’apporter un soutien moral et matériel à notre collègue qui a tout perdu dans le sinistre.

Moyens engagés : 33 sapeurs-pompiers des centres de Celles-sur-Plaine, Raon l’Etape, Saint-Dié-des-Vosges, Badonviller (54), Moyenmoutier, Anould et Etival-Clairefontaine.

Mardi 3 novembre 2009 - 15h32 : Fuite sur citerne de gaz

LIEZEY : Le mardi 3 novembre une entreprise de travaux publics procède à des opérations de terrassement sur les hauteurs du village. À l’occasion d’une mauvaise manœuvre un engin perd le contrôle d’un rocher de plusieurs centaines de kilos.
L’imposante masse dévale la pente, passe à proximité d’un bâtiment, traverse la route juste devant un véhicule qui évite de justesse la collision et vient violemment heurter une citerne de gaz. Le choc propulse la citerne à plusieurs mètres. Le rocher a occasionné une importante déformation de l’enveloppe qui présente une fuite de gaz au niveau de ses dispositifs d’alimentation.

Le CTA enregistre l’appel de demande de secours à 15h32. Les centres de Liézey et de Gérardmer ont été alertés. Après avoir pris les premières mesures de sécurisation, les secours ont assisté l’entreprise spécialisée qui était détachée sur les lieux afin de procéder à la vidange complète de la citerne par l’installation d’une torchère.
En cette soirée d’automne, cette manipulation pour le moins spectaculaire a éclairé une bonne partie du village, rappelant les feux de la Saint-Jean…

  • VPI Liézey
  • FPT Gérardmer
  • Chef de Groupe / Chef de Colonne