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Histoire et légende

Sainte-Barbe-001Barbe naquit vers 235 à Nicomédie en Asie Mineure d’un père païen. Pourtant, elle fût rapidement instruite des vérités chrétiennes grâce à ses lectures. Dioscore, son père, voyant que sa fille était déjà parvenue à l’adolescence et qu’elle était d’une grande beauté, décida de la soustraire aux futurs prétendants. Pour ce faire, il décida de l’enfermer dans une forteresse inaccessible.

Barbe profita de l’absence de son père pour se faire baptiser et fit ouvrir une troisième fenêtre en plus des deux autres pour symboliser la Trinité. Son père, à son retour, voyant que sa fille embrassait les idées chrétiennes, entra dans une telle colère qu’elle dut fuir. Quand il réussit à la retrouver, il la roua de coups et la traîna jusqu’à chez lui où il la cloîtra dans la tour et la traita comme une esclave. Dans le même temps, il alla trouver le juge Marcien pour qu’elle soit châtiée selon les lois promulguées contre les Chrétiens.

Le gouverneur essaya d’abord de la faire fléchir, mais devant son obstination, il changea cette feinte douceur en cruauté. Il la fit flageller et ramener dans sa geôle en espérant qu’elle abjure sa foi. La nuit, le Seigneur apparut à Barbe dans une lumière admirable, l’exhorta à la persévérance et lui promit de l’assister dans tous ses combats. Pour lui montrer des marques de protection, il la guérit de toutes ses plaies.

Le lendemain, la voyant guérie de ses blessures, Marcien attribua ce miracle à ses faux dieux et tacha de la convaincre de leur offrir des sacrifices. Obstinée, la jeune fille lui affirma qu’elle avait été guérie par Jésus-Christ, fils du Dieu vivant. Devant tant de hardiesse, le juge commanda qu’on lui ouvrît les flancs avec des peignes de fers et qu’on brûlât ses plaies avec des tisons ardents. Pendant que le bourreau exécutait ces supplices, la jeune vierge priait. A ces tourments en succédât un plus douloureux encore, la sainte eut les mamelles coupées, mais l’amour qu’elle portait à Dieu et le désir de souffrir pour lui faisaient que les tortures lui étaient douces.

Marcien, se voyant vaincu par la constance de Barbe, s’avisa d’un supplice qui pourrait plus faire souffrir une vierge. Il commanda qu’on lui enlevât ses vêtements et qu’elle fût chassée à coups de fouet de la ville. Alors, la jeune fille, levant les yeux au ciel, fit cette prière :
« Ô mon Seigneur et mon Roi, qui couvrez quand il vous plaît le ciel de nuages et la terre de ténèbres, cachez, je vous en supplie, la nudité de mon corps, afin que les yeux des infidèles ne le voyant point, ils n’aient pas sujet de faire des railleries de votre servante ».
Dieu lui apparut et emplit son cœur de consolation, il lui déposa également un vêtement sur les épaules afin de cacher son corps à la vue des idolâtres.

Enfin, Marcien, perdant toute espérance de faire changer la foi de la sainte, ordonna qu’elle aie la tête tranchée. Dioscore, qui avait assisté à tous les tourments de sa fille, semblait n’attendre que ce moment pour assouvir sa rage contre elle, car sitôt la sentence prononcée, il se présentât pour en être lui même l’exécuteur.

Cette cruelle demande lui ayant été accordée, la vierge fut menée hors la ville en haut d’une montagne. Arrivée là, elle se mit à genoux pour remercier Dieu de la grâce qu’il lui faisait de l’honorer du martyr. Elle le pria également d’exaucer tous ceux qui demanderaient quelque chose par son intercession. A l’heure même, une voix céleste l’assura que sa requête était exaucée, et l’invita à venir recevoir la couronne qui lui était préparée par le ciel. Son père, abrégeant ses prières, lui trancha la tête.

C’est alors que, se retournant vers la Cour, fier de son zèle, il fût frappé par la foudre des cieux qui réduisit son corps en cendres. Plus tard, le corps de Barbe fût exhumé solennellement et ses reliques transportées en divers pays.

Sainte de l’Eglise Catholique, canonisée en 1568, Sainte-Barbe incarne la spiritualité résistant à la violence. On la fête le 04 décembre. Son histoire étant basée sur des faits plus ou moins avérés, son nom fût enlevé du calendrier par l’Eglise en 1969 pour être remplacé par celui de Barbara.

Elle est la patronne des mineurs de fond, des artilleurs, des artificiers, des armuriers, des soldats du génie, des pompiers (des sapeurs en général). Ces corporations lui demandent sa protection dans l’exercice de leur métier.
Sainte-barbe est également invoquée contre les orages et la foudre et par extension contre les incendies et les explosions.
On la prie également pour ne pas mourir de mort subite sans avoir reçu les derniers sacrements par un prêtre.

Pour les soldats du feu, cette fête est l’occasion d’honorer la mémoire des sapeurs pompiers morts au feu et de se réunir autour d’un banquet avec famille et collègues afin de renforcer les liens d’amitié et d’entretenir l’esprit de cohésion.