Aydoilles : Ce dimanche matin, à 8h26, l’alerte arrive au Centre de Traitement de l’Alerte (18) pour un ULM qui s’est écrasé contre un pavillon.
Arrivé 10 minutes après réception de l’appel, le Véhicule de Premier Secours du Centre de Première Intervention (CPI) d’Aydoilles confirme la gravité de la situation et demande un Fourgon Pompe Tonne en renfort pour assurer la protection incendie de l’accident. Le pilote, blessé gravement, est incarcéré dans son appareil disloqué au sol contre la façade du pavillon.
Les opérations de médicalisation et de désincarcération, réalisées conjointement avec le SMUR du Centre Hospitalier d’Epinal, dureront plus d’une heure.
La victime sera ensuite acheminée jusqu’au stade de la commune, où elle sera prise en charge par l’équipe médicale de l’Hélicoptère Santé Lorraine, pour être évacuée sur l’Hôpital Central de Nancy.
Ce sera au total un Véhicule de Premier Secours, un Véhicule de Secours et d’Assistance aux Victimes, un Véhicule de Secours Routier, un Fourgon Pompe Tonne, un Véhicule SMUR et un Hélicoptère médicalisé qui seront engagés sur ce sinistre.
Moyens engagés : 20 sapeurs-pompiers des centres de Epinal, Cheniménil-Docelles et Aydoilles.
Epinal : A 3h52, le CTA engage le départ type pour "feu d’habitation isolée avec sauvetage" à Epinal. La notion de sauvetage est rapidement confirmée.

A leur arrivée sur les lieux, les premiers secours sont confrontés à un feu qui a pris sur des bouteilles de gaz à l’extérieur de l’habitation. La présence de l’incendie à proximité de l’entrée du pavillon R+1 empêche la sortie d’une femme et de sa fille qui se manifestent à une fenêtre. Les premiers intervenants procèdent à leur sauvetage à l’aide de l’échelle à coulisse du FPT. Les deux victimes légèrement intoxiquées sont prises en charge par le VSAV engagé sur l’intervention et acheminées vers le centre hospitalier Jean Monnet d’Epinal.
Deux lances sont établies afin de lutter contre le sinistre et d’éviter l’explosion de deux bouteilles de gaz qui provoquent une torchère. Il est procédé à une reconnaissance complète dans l’habitation. Le commandant des opérations de secours passe les messages "maître du feu" à 4h47, puis ’feu éteint" à 5h11. Les secours procèdent au dégarnissage et au déblai du sinistre à l’aide d’une caméra thermique afin de repérer les points chauds qui subsistent encore.
Moyens engagés : 24 sapeurs-pompiers des centres d’Epinal et de Golbey.
Rupt-sur-Moselle : A 14h24, le mercredi 21 juillet, les secours sont engagés pour un « secours souterrain » au lieu-dit Saulx à Rupt-sur-Moselle.
A son arrivée sur les lieux 11 minutes après l’engagement, le premier détachement est confronté à 2 victimes inconscientes au fond d’un puits d’une profondeur de 10 mètres pour 80 cm de diamètre . La détection au monoxyde de carbone s’avère positive au fond du puits et une des deux victimes ne présente aucun signe de respiration et est partiellement immergée. L’extraction des deux personnes se fait avec l’aide des spécialistes du GRIMP.

Devant la gravité de l’état des deux victimes, une évacuation par moyens aériens est demandée. Après stabilisation des deux personnes impliquées par le personnel médical présent sur les lieux, elles sont toutes deux acheminées par les hélicoptères de la gendarmerie et Santé Lorraine vers l’hôpital Central de Nancy.
Moyens engagés : 34 sapeurs-pompiers des centres de Rupt-sur-Moselle, Ferdrupt, Le Thillot, Remiremont, Epinal, Charmes, Chanovax, Eloyes, Cornimont, Ventron, Raon l’Etape, Le Syndicat et Golbey ainsi que 2 hélicoptères (Gendarmerie et SAMU Santé Lorraine).
Depuis le début de l’année, les sapeurs-pompiers voient leurs interventions en matière d’accident de la voie publique diminuer. Toutefois, ce constat présente un paradoxe : la gravité des accidents est telle que le nombre de tués sur les routes vosgiennes est en forte augmentation. Les chiffres sont éloquents car on compte à ce jour 27 morts alors qu’on en dénombrait 16 à la même période en 2009.
Au vu de cette hécatombe, le SDIS des Vosges ne peut qu’inciter les usagers de la route à beaucoup plus de prudence, de vigilance et au respect des autres automobilistes surtout en ces périodes estivales.
Le Tholy : Peu avant l’aube, un début d’incendie se déclare dans un hôtel situé au centre du village de Le Tholy. Ce sont les invités d’une noce qui rentraient chez eux qui donneront l’alerte.
Le CTA enregistre l’appel à 4h47 et fait partir les secours pour un feu d’ERP (Etablissement Recevant du Public) avec locaux à sommeil. A l’arrivée du premier véhicule, le feu s’est déjà propagé du rez-de-chaussée aux combles et l’église du village située à une vingtaine de mètres se trouve mise en danger.
Dans un premier temps, afin d’éviter la propagation, un

coupe-feu est réalisé entre les deux bâtiments par l’action de deux grosses lances de plein-pied et deux autres sur échelles, alimentées par la piscine de l’hôtel.
Dans un second temps, l’alimentation par un dévidoir automobile va permettre de faire la jonction en eau entre le commerce en proie aux flammes et un étang situé à 900 m.
Deux attaques simultanées sont alors lancées par le haut et par le bas du bâtiment à l’aide de 6 petites lances.
Le feu est circonscrit à 7h02. S’ensuivent alors les traditionnelles opérations de déblai et d’extinction des foyers résiduels qui se termineront vers 13h.
Moyens engagés : 63 sapeurs pompiers des centres de Le Tholy, Gérardmer, Le Syndicat, Epinal, Remiremont, Dogneville, Eloyes, Saulxures-sur-Moselotte, La Bresse, Tendon / Laveline, Cheniménil / Docelles et Réhaupal.
Fraize : En ce mois d’avril, le département connaît quelques belles périodes ensoleillées, accompagnées d’une légère bise. La nature sort d’un long hiver et n’a pas encore ouvert son manteau vert et fleuri. Les sous-bois et les prairies sont encore très secs et exposés aux départs de feux. Ce samedi 23 avril de nombreux départs pour feux de broussailles sont en cours de traitement.
En début d’après-midi une importante colonne de fumée s’élève d’un massif forestier sur la Commune de Fraize. Le secteur est vallonné et parsemé de zone de chablis. De nombreux appels arrivent au CTA signalant que des maisons individuelles sont directement exposées à ce sinistre.
À 14h48 le CTA enregistre le premier appel. Les informations recueillies ne laissent aucun doute quant à la gravité de la situation. D’importants moyens du secteur sont engagés ; Parallèlement des engins de luttent contre les feux de forêts extérieurs à la zone font mouvement sur le sinistre.
Arrivés sur les lieux, les premiers secours concentrent leur action sur la protection de 3 maisons individuelles et d’un relais TDF directement exposés à un violent feu de chablis évoluant par endroits en feux de cimes.
En début de soirée, après plusieurs heures d’effort le feu est fixé. Au total ce sont 9 hectares de chablis qui ont été ravagés. Des opérations de noyage se poursuivront le dimanche matin afin d’éviter toutes reprises dans ce secteur vallonné et difficile d’accès.
Moyens engagés : 66 sapeurs-pompiers – 2 GIFF - 1 FPTL - 2 CEEAU10 000 - 5 VTU - 4 VLTT - 1VPCC - 1 UR.
Roville-aux-Chênes : en fin d’après-midi sur une petite route départementale ,

une Ferrari entreprend le dépassement d’un poids-lourd. Pour une cause indéterminée le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule qui a quitté la chaussée. La voiture a percuté des arbustes sur plusieurs dizaines de mètres occasionnant d’importants dégâts à l’arrière du véhicule. Sous la violence du choc, la moitié du train arrière de la Ferrari a été arraché.
Le CTA a été alerté à 15h16. A leur arrivée sur les lieux les secours ont pris en charge le conducteur qui ne se trouvait pas incarcéré. Le véhicule est hors d’usage…
Moyens engagés : VSAV - FPTSR - Chef de groupe Centre de Rambervillers
La Voivre : A 14h50, le CTA engage les secours conventionnels pour mission Incendie pour un feu de broussailles et de chablis, au lieu-dit Le Haut Mont.
Quinze minutes après l’appel initial, les équipages des VPS Saint-Michel-sur-Meurthe, CCF Saint-Dié-des-Vosges et Raon l’Etape, ainsi que le chef de groupe abordent le secteur et estiment la zone sinistrée, en première reconnaissance, à environ un hectare de broussailles et chablis.
Au dispositif sur les lieux sont ajoutés les CCF Saint Léonard et Baccarat, ainsi que le VPCE et la Cellule Eau de Saint-Dié-des-Vosges. Le chef de Colonne Meurthe s’engage alors et lui sont associés le VPC Anould et les chefs de Groupe devant remplir les fonctions d’Officiers Moyen et Renseignement. Le PC de Colonne Meurthe passe opérationnel à 15h50.
L’attaque de flanc initiale ayant stoppé tout risque de propagation, l’intervention se poursuit par une attaque des flancs gauche et droit à l’aide des CCF Saint-Dié-des-Vosges et Raon l’Etape, tandis que les CCF Saint Léonard et Baccarat (54) procèdent à l’attaque de la tête de feu.

Le feu est déclaré éteint à 17h20, le noyage des foyers résiduels et la surveillance se poursuivront jusqu’à 20h00.
Moyens engagés : 31 sapeurs-pompiers des centres de Saint-Michel-sur-Meurthe, Saint-Dié-des-Vosges, Raon l’Etape, Saint-Léonard, Anould et Baccarat (54).
Trémonzey : En fin de matinée, le CTA reçoit un appel pour un bûcheron blessé au visage par une branche au lieu dit « les Tremeurs » sur la commune de TREMONZEY.
La victime se trouve à plus de 500 mètres de toute voie carrossable dans un massif forestier dense en cours d’exploitation. Face à cette situation, le Chef de Salle du CTA s’enquiert de la disponibilité d’un Hélicoptère de Sécurité Civile auprès de la base de Besançon « la Veze », et demande la mise en alerte de l’appareil. Un médecin sapeur-pompier et des moyens « hors chemins » sont engagés en complément du VSAV. Le Centre de Réception et de Régulation des Appels (CRRA) 15 engage pour sa part la VLM du SMUR d’Epinal.
A 11h46, après un cheminement à pied difficile, le Chef de Groupe et l’équipage du VSAV abordent la victime. Dans son premier message, le Chef de Groupe confirme la gravité de l’état de la victime, ainsi que la nécessité de son extraction à l’aide d’un treuillage par un hélicoptère.
À 12h49 l’hélicoptère de Sécurité Civile « Dragon 25 » se présente sur zone pendant que les équipes au sol terminent la médicalisation. Il fait descendre à l’aide du treuil 2 équipiers GRIMP (Groupe de Reconnaissance et d’Intervention en Milieu Périlleux) et la civière qui servira à l’extraction.
À 13h28, la victime est treuillée à bord de l’appareil où a embarqué le médecin du SMUR pour évacuer la victime sur le Centre Hospitalier de Nancy Central vers les services spécialisés de neurochirurgie et maxillo-facial.
À 13h50, soit moins de 25 minutes plus tard, l’hélicoptère de Sécurité Civile arrive à Nancy, où malheureusement un problème d’occupation de l’hélistation de l’hôpital central oblige l’appareil à se poser sur l’aérodrome d’Essey-lès-Nancy où la victime est reprise en charge par une équipe médicale et un vecteur de transport routier.
Moyens engagés : 8 sapeurs-pompiers des centres de Bains-les-Bains, Charmois l’Orgueilleux, Epinal et Remiremont. 2 personnels (pilote + mécanicien) de la base d’hélicoptère de la Sécurité Civile de Besançon « la Veze » et 2 équipiers GRIMP du centre de Besançon.
Roville-aux-Chênes : A 9h30, le CTA engage les secours conventionnels pour mission de Secours à Personnes renforcés par l’équipe spécialisée du Groupe de Reconnaissance et d’intervention en Milieu Périlleux (GRIMP) pour un accident grave du travail dans le silo de la coopérative de Roville-aux-Chênes.
Un employé en charge de la maintenance du site vient de faire une chute de plus de 3 mètres, il est conscient, mais se plaint d’importantes douleurs dorsales.
13 minutes après l’appel initial, l’équipage du VSAV Rambervillers aborde la victime située à plus de 25 m de hauteur en cheminant par les passerelles et les escaliers très abrupts du site. Il réalise les différents bilans et procède au conditionnement de la victime en vue de son évacuation par l’extérieur du silo.
Durant cette phase de conditionnement, les équipiers du GRIMP ont préparé leur dispositif d’évacuation à l’aide de leur matériel spécifique constitué de cordes, d’une civière et d’un grand nombre d’autres équipements empruntés au monde de la spéléologie et de la montagne.
Il n’aura fallu qu’ 1 heure et 10 minutes au total pour conduire la victime jusqu’au sol afin qu’elle soit évacuée vers le Centre Hospitalier d’Epinal.
Moyens engagés : 16 sapeurs-pompiers des centres de Rambervillers, Raon l’Etape, Epinal, et Saint-Dié-des-Vosges.

Le département se réveille dans l’attente de l’arrivée d’un fort coup de vent annoncé par les services de Météo France depuis la veille. Cette prévision a permis au service d’incendie et de secours d’anticiper la préparation de la gestion de cet événement.
Attendue pour 5 heures du matin, la tempête « Xynthia » s’est fait un peu attendre. Les premiers coups de boutoir de cette violente tempête se sont fait ressentir aux environs de 9 heures du matin. À midi l’événement climatique est à son paroxysme : on relève des rafales de plus de 100 Km/h sur Epinal et 160 Km/h sur les crêtes du massif.
Le CTA enregistre les premières demande de secours à 08h45. Très rapidement les appels sur le 18 se succèdent. À 09h30, le chef de salle active la procédure de débordement de la plateforme qui consiste à rappeler du personnel afin de renforcer le dispositif de traitement des appels.
Durant plus de 10 heures, 20 personnes vont répondre sans interruption aux demandes de secours et assurer leur traitement. Au plus fort de l’activité, on enregistre 300 appels à l’heure soit 5 appels toutes les minutes. À 20 heures 830 interventions ont été traitées par les secours, soit plus de 70 interventions par heure.
Le bilan humain de cette tempête s‘établit à un blessé grave et un blessé léger. Sur le plan matériel, quelques lignes ERDF de 20 000 volts ont été endommagées par la force du vent. La ligne SNCF Epinal/Remiremont a été coupée durant plusieurs heures par la chute d’un arbre.
Moyens engagés : 600 sapeurs-pompiers – 93 unités opérationnelles activées